Environnement : Cop 21 et Cop 22 trop de bruits pour rien

     

Cop 21, photo de famille | Archives/DR
Cop 21, photo de famille | Archives/DR

De multiples espoirs ont été suscités dans le monde après adoption plusieurs agendas, déclarations et programmes d’actions. Mais au final, rien de palpable.

Au plus bas dans les sondages, le candidat du parti républicain, Donald Trump, a ravi la vedette alors que se tient la 71ème assemblée générale des Nations Unies.  Il a semé la confusion au moment où 30 pays retardataires signent l’accord de la Cop 21 pour compléter les 195 Etats signataires à Paris, le 12 décembre dernier.  Dans une tribune des scientifiques s’indignent. Ce dernier promet que, s’il est élu en novembre prochain, il va tourner le dos à l’accord décembre de Paris sur le climat.

         Cop 21, le flop de Paris

         En décembre dernier est signé, ce qui est convenu d’appeler l’accord de Paris sur le changement climatique. Il s’agit, de tout ce qui est durable, c’est-à-dire qui met un accent sur ce qui est pacifiquement durable. C’est un accord différencié, qui est juste, qui est dynamique et juridiquement contraignant. Le président de la Cop 21, Laurent Fabius très optimisme avait déclaré « c’est un petit marteau mais je pense qu’il peut faire des grandes choses ».

         L’objectif de la Cop 21 c’est que la température globale de la terre ne doit pas dépasser 1,5° Celsius. Mais seulement cet accord n’a pas les moyens de sa politique parce que, peu contraignant, pas d’amende, pas de punition, absence de moyens de vérifications que la parole donnée en matière de respect des contraintes.

         Cop 22, l’espoir

         Le secrétaire général sortant de l’Organisation des Nations Unies, le Coréen Ban Ki-Mon, dans l’un de ses derniers gestes sur la question du réchauffement climatique a déclaré à New York qu’il faut que l’Accord de Paris sur le climat « entre en vigueur dès que possible ». Visiblement, il ya comme un vent de découragement mieux de l’incertitude.

         Lors de sa prise de parole, le 22 septembre dernier, le président Camerounais Paul BIYA, conscient de la fragilité de l’accord de Paris-Cop 21, a appelé les uns et les autres au sens de responsabilité, « ce n’est plus le temps de l’engagement, c’est le temps de l’action ».Il a ajouté à propos des Objectifs Du Millénnare-ODM « nous adopté des agendas, des déclarations et des programmes qui ont suscité des espoirs dans le monde… pourtant les actions convenues n’ont été que partiellement mises en œuvres ».

Il s’agit notamment, des efforts en vue de maintenir la température à moins de 1,5°c, limiter les gaz à effets de serre, les pays ont obligation de transparence pour atteindre la neutralité carbone, aide financière de l’ordre de 100 milliards de dollars par an au maximum à des pays comme le Cameroun qui grâce à sa forêt absorbe les gaz à effets de serre en contrepartie.

Le Maroc organise la Cop 22 en novembre prochain à Marrakech. En vue de faire de cette rencontre un moment de rupture, le royaume chérifien prévoit de réduire 32 % ses émissions de gaz à effet de serre d’ici 2030. Sera alors organisé au Maroc, une journée sur les océans. De l’inédit en perspective. On attend de voir.

© CAMERPOST par Augustin Tacham