ELECTRICITÉ – CAMEROUN : nouvelles directives vers l’extension de la centrale à gaz de Kribi

Un communiqué du conseil d’administration de la Kribi Power Development Corporation (KPDC), rendu publique le 8 janvier 2014, fait savoir que l’entreprise a reçu le quitus pour la réalisation des études préparatoires en vue de l’extension de la centrale énergétique à gaz de Kribi.
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Selon le communiqué qui donne cette information, le budget dont le montant n’a pas été précisé, et le calendrier provisoire de ce projet d’extension ont été adoptés. La Direction Générale de KPDC doit « présenter une stratégie de financement du projet d’extension », lors d’une session du conseil d’administration qui devrait se tenir au début de cette année 2014.

Pour l’heure, le conseil d’administration de KPDC note avec satisfaction que la centrale de Kribi est prête à faire face à la demande d’AES Sonel pour la couverture énergétique du Réseau Interconnecté Sud (RIS) durant la période d’étiage de l’année 2014.

Cette information survient alors que, depuis novembre 2013, le groupe américain AES Corp a annoncé avoir finalisé, avec le Fonds britannique d’investissement Actis, la cession de ses activités au Cameroun, parmi lesquels on retrouve sa participation au sein de KPDC.

Le 9 décembre 2013, Actis indiquait avoir clôturé son troisième fonds destiné aux investissements dans le secteur de l’énergie, Actis Energy 3, après avoir levé la somme de 1,15 milliard $, excédant de 50% le montant ambitionné de 750 millions $.

Alors que l’accord avec le groupe américain est encore suspendu à la validation du gouvernement qui détient des parts (43%) au sein d’AES Sonel, maison mère de KPDC, on est tenté de se demander si une partie d’Actis Energy 3 servira dans le cadre du processus d’extension de Kribi ou alors si le projet mobilisera d’autres partenaires financiers.

Pour la construction initiale de la centrale, un volume financier de 173 millions $ a été engagé, pour une capacité de 216 mégawatts. Il est à noter qu’avant même le lancement des opérations sur le terrain, le gouvernement avait instruit, en janvier 2013, la réalisation d’une étude de faisabilité de ces travaux d’extension. Aucune information n’a filtré au terme du délai de 3 mois fixé par l’instruction ministérielle.

Jusqu’ici le projet est présenté comme « une avancé majeure dans la mise en œuvre des solutions aux besoins énergétique du pays ». Mais le gouvernement et le management de KPDC restent pourtant discrets sur les coûts opérationnels, le prix de sorti du kilowatts/heure et le model de distribution.

Avec Agence Ecofin