Election présidentielle : Les Gabonais à l’écoute de la Cour Constitutionnelle pour le verdict

Jean Ping en janvier 2012. | © REUTERS/Noor Khamis
Jean Ping en janvier 2012. | © REUTERS/Noor Khamis

Les Gabonais sont à l’écoute de la Cour Constitutionnelle qui va se prononcer dans 15 jours sur le verdict de la présidentielle du samedi 27 aout dernier, dont les résultats provisoires sont vivement contestés par le chef de file de l’opposition, Jean Ping et qui s’est résolu en définitive à saisir cette juridiction pour un recomptage des votes.

Crédité de 48,23 pour cent des votes contre 49,80 pour cent pour son challenger le président sortant Ali Bongo, Ping attend de la Cour constitutionnelle un recomptage des résultats de la présidentielle dans la province du Haut Ogooué, fief de Ali Bongo.

Dans cette province, le président sortant a engrangé 95% des voix pour un taux de participation de 99,93%.

Les avocats de Jean Ping demandent une confrontation des procès-verbaux en possession de tous les candidats en lice en présence d’experts internationaux.

S’adressant à ses militants ce vendredi matin à son QG, Ping a demandé aux magistrats de la Cour constitutionnelle ‘’de dire le droit, de faire preuve de grandeur, de dépasser leurs intérêts personnels’’.

« Oui, je crains fort qu’un nouveau faux pas de la Cour constitutionnelle soit le facteur d’une instabilité profonde et durable du Gabon », a-t-il dit, assurant qu’un verdict favorable au président sortant contraindrait le peuple à prendre son destin en mains, parce qu’il n’aurait plus rien à perdre.

Sur place les violentes tensions qui avaient suivies la proclamation des résultats provisoires par le ministère de l’intérieur se sont éteintes. Libreville, la capitale du pays renoue peu à peu avec le calme.

Les forces de l’ordre sont toujours visibles dans les rues de Libreville où l’on note une reprise partielle de l’internet.

Au total, les violences notées à la suite de la proclamation des résultats de la présidentielle, ont fait depuis mercredi sept morts, dont cinq civils à Libreville, un à Port-Gentil, la capitale économique, et un policier à Oyem (nord).

Concernant les arrestations, elles sont au nombre d’un millier à l’échelle du pays et plusieurs familles disent encore être sans nouvelles de leurs proches.

© CAMERPOST avec © APA

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