Election à la CAF : la pression monte

Issa Hayatou, président sortant de la Confédération africaine de football (CAF) | Ph. © APA

L’assemblée générale, réunie dès ce jour en Ethiopie, décidera demain du nom du futur président.

Encore 48 heures d’attente, avant de connaître l’identité du nouveau président de la Confédération africaine de football (CAF). Le moins que l’on puisse dire, c’est que la pression monte car même depuis Yaoundé, on sent cette impatience avec le début de la 39e Assemblée générale ce 15 mars à Addis-Abeba (Ethiopie). Et pour cause ! Le principal enjeu de cette rencontre des membres de la Confédération est l’élection du président de la CAF, demain 16 mars. D’un côté, on a le Camerounais Issa Hayatou, président sortant, en course pour un 8e mandat consécutif. De l’autre, son challenger, le président de la Fédération malgache de football, Ahmad Ahmad. A première vue, rarement élection à la CAF aura fait couler autant d’encre. L’adversaire d’Issa Hayatou en a surpris plus d’un, en annonçant sa candidature et en se targuant du soutien d’une dizaine de pays dont ceux de la COSAFA, réunissant les 14 fédérations d’Afrique australe. Mais, il y avait surtout celle d’Amaju Pinnick, président de la Fédération nigériane de football, qu’Ahmad Ahmad présentait comme l’un des instigateurs de sa candidature. Le Malgache a recherché du soutien à travers le continent. Il semble aussi puiser son assurance dans l’attitude plutôt ambigüe de la FIFA, dont le président est, selon certains médias internationaux, enclin à du changement à la CAF. Ce dont se sont, bien entendu, défendu Gianni Infantino et Fatma Samoura, la SG de l’instance du football mondial. C’est autour du changement justement, de la rupture avec ce qui se fait jusqu’ici à la Confédération africaine, qu’Ahmad Ahmad a bâti sa campagne. Faisant à l’occasion souffler comme un vent de défiance sur le continent, avec certains présidents de fédérations. Mais cela sera-t-il suffisant ce jeudi pour rallier les 28 voix nécessaires ?

En tout cas, les médias nigérians annoncent une mauvaise nouvelle puisqu’ils affirment que le gouvernement a choisi Hayatou et instruit le président de la Fédération de suivre cette décision. Si l’information est avérée, ce serait un coup dur pour le Malgache. Officiellement ce sont les fédérations qui votent, mais en coulisses, on sait bien que ce sont les pays qui dictent les choix. Et au petit jeu de la diplomatie et des RP, Issa Hayatou a une bonne longueur d’avance sur son adversaire. Ceci explique-t-il sa sérénité à quelques heures de ce vote crucial? Le candidat Hayatou en a certainement vu d’autres en 29 ans à la tête de la CAF. Il sait que l’élection se jouera dans le secret des urnes et pas à coup de déclarations dans les médias. Même si on n’est pas à l’abri d’une surprise. Dans tous les cas, ce sera aux 54 fédérations, présentes depuis lundi en Ethiopie, de décider. A noter qu’à côté de l’élection du président de la CAF, il est prévu le renouvellement des membres du Comité exécutif pour les quatre prochaines années, ceux des représentants au Conseil de la FIFA.

Source : © Cameroon Tribune

Par Josiane R. MATIA

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