Egypte : Vaste indignation après la condamnation à mort Mohamed Morsi – 17/06/2015

Vaste indignation après la condamnation à mort de l'ancien président égyptien Mohamed Morsi | Archives/DR
Vaste indignation après la condamnation à mort de l’ancien président égyptien Mohamed Morsi | Archives/DR

De nombreuses réactions d’indignation ont été signalées aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur après la condamnation à mort du président égyptien déchu Mohamed Morsi mardi par la Cour criminelle du Caire.

Les Etats-Unis d’Amérique ont exprimé leur « profonde inquiétude » vis-à-vis de cette peine, déjà rendue il y a quelque temps par le tribunal mais qui attendait l’avis religieux du mufti.

Ce verdict est « politisé », a déclaré le porte-parole de la Maison Blanche Josh Earnest dans des déclarations de presse.

De son côté, le président turc Recep Teyib Erdogan a qualifié le jugement de « boucherie du droit et des droits fondamentaux ».

« Nous appelons la Communauté internationale à intervenir immédiatement pour mettre un terme à ces jugements pris suivant la logique du coup d’état militaire et qui menacent la paix sociale en Egypte », a indiqué M. Erdogan dans un communiqué officiel.

Pour sa part, le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-Moon a considéré, dans un communiqué rendu public par son bureau, que « les peines résultantes de procès collectifs conduiraient à des effets négatifs à long terme sur la société égyptienne et sa stabilité ».

Quant à la confrérie des Frères musulmans à laquelle appartient M. Morsi, elle a appelé à un « sursaut populaire massif » vendredi prochain pour dénoncer les jugements qu’elle a qualifiés de « politisés ».

Les peines rendues contre Morsi et quelque 90 autres membres ou sympathisants des Frères musulmans s’inscrivent « dans le cadre de la campagne de répression menée par les auteurs du coup d’état militaire contre le président légitime », a-t-elle souligné dans un communiqué.

La Cour criminelle du Caire avait condamné à mort mardi M. Morsi, reconnu coupable dans l’affaire d’assaut et évasion d’un certain nombre de prisons lors de la révolution du 25 janvier.

© CamerPost avec © APA