Ebola : l’aide-soignante contaminée en Espagne a quitté l’hôpital de Madrid – 06/11/2014

Madrid (Espagne), mercredi. Teresa Ramon, aide-soignante espagnole qui a guéri du virus Ebola, a quitté l'hôpital au bras de son mari Javier Limon. | AFP/Gérard Julien
Madrid (Espagne), mercredi. Teresa Ramon, aide-soignante espagnole qui a guéri du virus Ebola, a quitté l’hôpital au bras de son mari Javier Limon. | AFP/Gérard Julien

Teresa Romero, la première personne contaminée par le virus Ebola hors d’Afrique, a quitté ce mercredi l’hôpital Carlos III de Madrid. Cette aide-soignante, qui travaillait depuis une quinzaine d’années dans cet hôpital, avait développé les premiers symptômes le 29 septembre.

Son cas avait provoqué une polémique en Espagne sur la possible impréparation du personnel et le manque d’équipement adapté, mais aussi sur le fait qu’elle n’avait pas été isolée suffisamment vite risquant ainsi de contaminer d’autres personnes.

«Quand je me sentais mourir, je me suis accrochée à mes souvenirs, à ma famille, à toute la société espagnole qui luttait contre Ebola», a-t-elle déclaré en invoquant aussi Dieu et l’apôtre Jacques, patron de l’Espagne. L’aide-soignante de 44 ans, amaigrie par la maladie et portant un gros pull à col-roulé noir et blanc, s’exprimait pour la première fois depuis son hospitalisation, au cours d’un bref point de presse organisé juste avant qu’elle ne quitte l’établissement de santé où elle était arrivée très mal en point le 6 octobre.

«Je ne sais pas ce qui a cloché»

«Cette maladie n’a pas compté pour le monde occidental tant que la contagion n’est pas arrivée ici», a ajouté Teresa Romero qui aurait contracté Ebola en soignant un missionnaire infecté et rapatrié de Sierra Leone, mort le 25 septembre.

«Je ne sais pas ce qui a cloché, et peut-être que rien n’a cloché», a-t-elle dit, refusant ainsi de nourrir la polémique sur la cause de sa contamination, imprudence de sa part ou négligence des autorités sanitaires qui n’auraient pas bien protégé le personnel soignant.

Très émue, Teresa Romero a remercié ses collègues, l’équipe qui l’a soignée et les Espagnols pour les milliers de messages d’encouragement qu’ils lui ont adressés.
Elle a ensuite assuré qu’elle souhaitait que son sang désormais porteur d’anticorps puisse servir pour soigner d’autres patients et espéré que son cas rendrait service à la science.

L’euthanasie de son chien reste en travers de la gorge de son mari

Son mari Javier Limon a lui dénoncé en son nom l’euthanasie de leur chien, Excalibur, alors qu’elle luttait pour la vie. Celui-ci, qui avait mobilisé sur les réseaux sociaux des centaines de milliers de défenseurs de la cause animale, a été tué par les autorités sanitaires de Madrid afin d’éviter qu’il ne risque de propager le virus. Selon Javier Limon, il a été «exécuté» avant même que l’on ne sache s’il était porteur du virus.

«Elle pourra mener une vie tout à fait normale, il n’y a plus une trace de virus dans son organisme», a expliqué le docteur José Ramon Arribas. Il a précisé que l’aide-soignante aurait encore besoin de temps pour se remettre «complètement», rappelant qu’elle avait été hospitalisée pendant 30 jours et souffert d’une «infection très grave» ayant causé un problème «respiratoire».

Source : Le Parisien.fr

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