Ebola : 4 950 morts en Guinée, au Liberia et en Sierra Leone selon l’OMS – 08/11/2014

© Zoom Dosso, AFP | Des militaires américains enseignent au personnel médical libérien comment se protéger efficacement avant de soigner les malades d'Ebola.
© Zoom Dosso, AFP | Des militaires américains enseignent au personnel médical libérien comment se protéger efficacement avant de soigner les malades d’Ebola.

4 950 personnes sont mortes du virus Ebola en Guinée, au Liberia et en Sierra Leone depuis le début de l’épidémie, selon l’OMS. L’organisation appelle au développement de mesures de prévention.

Le bilan des morts du virus Ebola en Guinée, au Liberia et en Sierra Leone s’élève à 4 950 personnes sur les 13 241 cas recensés depuis le début de l’épidémie, selon l’OMS.

“Les nouveaux cas sont en recul dans certains secteurs de Guinée, du Liberia et de Sierra Leone, mais continuent à progresser rapidement dans d’autres”, annonce l’agence des Nations unies dans un communiqué, soulignant en outre l’importance “cruciale” des mesures de prévention dans les pays voisins.

Partie de Guinée en décembre 2013, l’épidémie est la plus grave depuis l’identification du virus en 1976.

Propagation du virus

Outre la Guinée, le Liberia et la Sierra Leone, le Nigeria et le Sénégal ont également été touchés. Les autorités nigériennes ont recensés 20 cas, dont 8 mortels, au Nigeria. Le seul cas signalé au Sénégal est un étudiant guinéen dont la guérison a été annoncée par les autorités le 10 septembre. Ces deux pays ont été retirés de la liste des pays où sévit l’épidémie.

Aux Etats-Unis, deux membres du personnel soignant ont été infectés dans un hôpital texan où un patient libérien, de retour de son pays, est mort des suites de la maladie. 4 cas ont été identifiés sur le territoire nord-américain.

L’Espagne a également connu un cas d’infection avec une aide soignante qui s’était occupée de deux missionnaires contaminés et rapatriés à Madrid où ils sont morts en août et en septembre. Cette personne a depuis été déclarée guérie. Le virus Ebola a également frappé une région reculée du nord-ouest de la République démocratique du Congo. Il ne s’agit, néanmoins, pas exactement du même virus que celui qui touche l’Afrique de l’Ouest.

Selon l’OMS, le virus Ebola atteint un taux de mortalité de 70%. Dans cette épidémie, les personnels de santé sont en première ligne avec 311 morts sur 549 infections dans les principaux pays touchés. L’infection se produit par contact direct avec les fluides corporels, sang, liquides biologiques ou sécrétions. La période d’incubation va de deux à 21 jours. Le patient devient contagieux à partir du moment où des symptômes se manifestent.

Empêcher la transmission

Selon l’OMS, la transmission du virus Ebola lors des inhumations a diminué grâce à des procédures strictes pour les obsèques. Pour les infections lors des cérémonies d’hommage aux morts un nouveau protocole sur des “inhumations dignes et sans risques” a été mis au point avec différents groupes religieux pour réduire la transmission tout en respectant les cultures locales.

Le nouveau protocole a été discuté avec le Conseil œcuménique des Eglises (COE), Islamic Relief, Caritas, World Vision et l’Eglise catholique pour tenir compte des croyances des familles touchées par l’Ebola. Pour les musulmans pas question de laver le corps mais l’option de l’ablution sèche est proposée.

“Des inhumations dignes et sans risque ne sont qu’une partie de la solution”, a souligné Panu Saaristo, coordinateur pour les questions d’urgence sanitaires à la Fédération internationale des sociétés de Croix-Rouge. “Il faut que les personnes malades soient isolées le plus rapidement possible pour stopper la transmission et aussi accroître le nombre de lits dans les centres de traitement”, a-t-il expliqué.

Des 4700 lits considérés comme nécessaires en Guinée, au Libéria et au Sierra Leone, seulement 22 % sont opérationnels, selon le dernier rapport de situation de l’OMS.

Par Reuters et AFP

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