Droits: Le gouvernement camerounais suspend 16 entreprises de travail temporaire

Le ministre camerounais de l’Emploi, Zacharie Pérévet, a rendu public le 21 août 2013, un communiqué sanctionnant des « entreprises de travail et des offices privés de placement des travailleurs». Au total, ce sont 16 entreprises de travail qui sont interdites d’activités de mise à disposition temporaire de travailleurs, tandis que six offices privés de placement sont interdits de continuer à placer des travailleurs auprès des entreprises. En outre, quatre entreprises de travail et offices privés de placement sont mis en demeure pour «entrave au Contrôle des services compétents du Ministère de l’Emploi.»

Selon le ministre Pérévet, ces sanctions surviennent après constat de ce que nombre de ces structures prennent des libertés avec la réglementation en vigueur au Cameroun. Entre autres griefs, le ministre de l’Emploi relève «le défaut de contrat de mise à disposition des travailleurs comme le stipule le code du travail, le refus de communiquer les statistiques sur les placements des travailleurs, les abus dans l’utilisation des agréments à des fins de prestation de service».

Au Cameroun, les entreprises de travail temporaire et de placement de travailleurs, en plus des griefs du ministre de l’Emploi, sont généralement accusées de s’enrichir sur le dos des travailleurs qu’ils exploitent. En effet, il n’est pas rare de voir ces structures payer leur employé trois fois moins cher que ce qu’accorde le contrat passé avec l’employeur final du travailleur.

( Agence Ecofin ) –

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