Développement : Ces camerounais qui animent la coopération Japonaise

Ces camerounais qui animent la coopération Japonaise | Ph. Archives

Bénéficiaires de stages à l’Empire du Soleil levant, ils consacrent une partie de leur temps à former leurs collègues des administrations publiques sur les enseignements reçus.

S’il est demandé à monsieur lambda de montrer une réalisation du Japon au Cameroun, la plupart des réponses porteront sur les 122 écoles primaires « Don Japonais », construites sur toute l’étendue du territoire national. Pourtant, non-loin de ce secteur, celui de l’éducation, le Japon accorde des stages de formation à des camerounais. Il s’agit de fonctionnaires et agents de différentes administrations publiques, bénéficiaires chaque année d’au moins six mois de formation dans leurs domaines de compétence respectifs : travaux publics, ingénierie, et agriculture, pour ne citer que ceux-là.

Réunis dans le cadre d’une Association d’anciens stagiaires du Jica (Adas-Jica), ils tentent, à leur manière, de partager les formations reçues au Japon avec leurs collègues de service. Ceci, dans les secteurs comme le Green Tourism, la santé maternelle et infantile, ou encore l’entreprenariat féminin. Le 08 mars dernier, l’occasion était offerte, cette fois aux femmes anciennes stagiaires du Japon, de partager leur expérience, en mettant en valeur les réalisations de l’Adas-Jica. « La célébration du 08 mars n’a pas uniquement été centrée autour de la parade au Boulevard du 20 Mai devant la première dame. Avant d’illuminer ce défilé de notre participation, nous avons mené plusieurs activités à caractère social », a expliqué Stella Nkecho, Vice-Présidente de l’association Adas-Jica. D’après elle, d’autres activités sont à mettre à l’actif de ces ambassadeurs du Cameroun au Japon. Parmi celles-ci, des formations à la fabrication du tapioca, du savon artisanal, le développement des projets liés au management des femmes, mais aussi des campagnes de dépistage gratuit du Vih/Sida.

Cybersécurité

Outre l’économie et de la santé, l’informatique tient une place de choix dans ce programme de formation. David Brice Wangue, le Président de ladite association, fait partie des heureux bénéficiaires. Les mois passés au Japon lui ont permis de renforcer ses connaissances dans le secteur de la cybersécurité. Une expérience qu’il partage avec ses collègues d’administrations stratégiques de l’Etat. Un travail de fourmi qui semble porter des fruits. Dans son dernier rapport sur le niveau d’engagement des pays en matière de lutte contre la Cybersécurité, le Global Cybersecurity Index (GCI), un rapport mondial conjoint UIT/ABIresearch classe le Cameroun au 9e rang continental.

Selon ce rapport, le Cameroun doit cette place aux mesures prises pour doter son système juridique de textes en matière de lutte contre la cybercriminalité. Pour rappel, le programme de formation des camerounais au Japon existe depuis plus d’une demi-dizaine d’années. A ce jour, plus de 300 camerounais ont bénéficié de ces stages.

Par Frégist Tchouta,

Correspondance particulière

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