Dépénalisation de l’homosexualité : le président Biya ne cèdera pas

Le Ministre de la Communication Issa Tchiroma Bakary a donné un point de presse le jeudi 29 août 2013. Officiellement il était question de faire le point sur le processus électoral notamment les préparatifs du double scrutin législatif et municipal du 30 septembre 2013.

Issa_Tchiroma_BakaryTrès rapidement, le point de presse donné par le Ministre de la Communication à viré à un échange de questions réponses avec les journalistes. De nombreux sujets d’actualité du moment ont été évoqués : la fermeture des églises de réveil, la réhabilitation de certaines listes des partis politiques par la Cour Suprême, mais également la dépénalisation du délit de presse et de  l’homosexualité. Sur ce dernier point, le porte parole du gouvernement camerounais, a répondu aux média occidentaux qui selon lui présentent le Cameroun comme un Etat particulièrement homophobe, en affirmant : «   99% des Camerounais sont des croyants et toutes les croyances dans notre pays sont contre l’homosexualité ». Dans la verve qu’on lui connait, Issa Tchiroma à présenté RFI, BBC et la Voix de l’Amérique comme respectivement le relais de la France, de la Grande Bretagne et du Département d’Etat américain. D’après le MINCOM tout le tapage auquel ces média se livrent n’a qu’un seul objectif à savoir : exercer des pressions sur le président de la république pour qu’il dépénalise le délit qu’est la pratique de l’homosexualité. Sur un ton péremptoire, Issa Tchiroma a martelé : « le Président Paul Biya ne cèdera pas…Il est un chrétien catholique pratiquant ».

Sur le principal point de la rencontre, le MINCOM s’indigne : « alors même que le processus pré-électoral pour ce double scrutin n’en est encore qu’à ce stade, c’est-à-dire celui de la résolution du contentieux sur les listes des candidats admis à concourir, voila que certaines voix s’élèvent dores et déjà, sans doute dans une présomption apocalyptique, pour indiquer jusqu’au delà de nos frontières, à quel point la prochaine échéance électorale est vouée à un destin de fraudes et de manipulations des résultats ». En guise de conclusion sur la question, les journalistes ont eu droit à l’une des formules toute prête dont Issa Tchiroma à l’art : « la classe politique camerounaise dans son écrasante majorité, a choisi de faire confiance à notre système électoral, et de parier ne faveur d’un avenir prometteur de notre démocratie ».

Hakim Abdelkader

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