Croissance : Le Cameroun n’a pas atteint la moyenne annuelle en 2010-2014

Le Cameroun n'a pas atteint la croissance moyenne annuelle en 2010-2014 | Illustration/DR
Le Cameroun n’a pas atteint la croissance moyenne annuelle en 2010-2014 | Illustration/DR

L’économie camerounaise a enregistré une croissance moyenne de 4,7% par an entre 2010 et 2014, en augmentation constate au fil des années mais «les mesures prises n’ont pas permis d’atteindre l’objectif de 5,5% en moyenne annuelle, tel que prévu dans le Document de stratégie pour la croissance et l’emploi (DSCE)», selon la dernière note d’évaluation de l’Institut national de la statistique (INS).

Le secteur primaire a ainsi progressé en moyenne au rythme de 4,0% par an, représentant en moyenne 21,3% du produit intérieur brut (PIB) pendant la période étudiée, avec une croissance du secteur secondaire de 3,9% en moyenne et un poids moyen dans le PIB de 27,6%.

L’activité tertiaire a crû en moyenne de 5,3% par an, représentant en moyenne 43,4% du PIB grâce aux activités de commerce, de postes et télécommunications et de transport.

Les exportations de biens et services (huiles brutes de pétroles, cacao brut, bois et ouvrages en bois, carburants et lubrifiants) ont pour leur part augmenté en moyenne de 10,9% par an, pendant que les biens représentaient en moyenne 77% de ces valeurs et que les importations de biens et services augmentaient en moyenne de 9,9% par an, soit une moyenne de 73% de ces valeurs.

Les exportations de biens sont peu diversifiées sur la période 2010-2014 et constituées majoritairement (en pourcentage de la valeur totale des exportations de biens et services) des (6,3%).

Les importations de biens sont dominées par les hydrocarbures, les biens d’équipements et les produits agroalimentaires.

Sur le sujet, l’INS indique que l’Union européenne reste la principale zone d’échanges avec le Cameroun (51% des importations et 26,7% des exportations) avant l’Asie orientale (14,7% des exportations et 18,0% des importations en 2014), soit 81,5% des exportations et 57,4% des importations du Cameroun pour les deux zones.

S’agissant du crédit au secteur privé non financier, qui s’est inscrit en tendance haussière sur la période, les créances nettes sur l’Etat sont passées de 5,5% du PIB en 2010 à 1,3% en 2014, toute chose qui traduit une amélioration de la position nette du pays vis-à-vis du système monétaire.

A l’inverse, les avoirs extérieurs nets du pays ont décru entre 2010 et 2014, en liaison avec la baisse des avoirs dans le Compte d’opérations de la Banque de France, la masse monétaire ayant oscillé entre 21% et 23% du PIB.

Le taux de recettes fiscales s’est toutefois amélioré, les recettes pétrolières, les dépenses courantes ainsi que la masse salariale étant pour leur part sensiblement stables sur la période étudiée.

Les dépenses de capital du Cameroun ont représenté 33,9% des dépenses totales en 2014, contre 19,9 % en 2010, indique l’évaluation.

Pour 2015, le gouvernement prévoit le maintien du rythme de la croissance économique à un taux d’environ 6% du PIB et une inflation maîtrisée en dessous de 3%.

Pour l’élaboration du budget 2016, le gouvernement table sur le même taux de croissance, une inflation de 2,8%, un déficit du solde budgétaire (hors dons) de 4,5% du PIB ainsi qu’un déficit du compte courant d’environ 4,3% du PIB.

© CAMERPOST avec © APA