Crise Syrienne – Pourparlers en Suisse sur la paix : négociations sans issue ?

Bachar al Assad | © Reuters / Benoît Tessier
Bachar al Assad | © Reuters / Benoît Tessier

Selon l’UNICEF, le conflit syrien actuel affecte 8,4 millions d’enfants syriens, soit plus de 80 pour cent d’entre eux, qu’ils soient en Syrie ou exilés. C’est avec des chiffres assez sombres comme ceux-ci que s’ouvrent les négociations de paix sur la Syrie.

Ajournées en février, des négociations indirectes entre le régime syrien et son opposition sous l’égide de l’ONU ont repris hier lundi à Genève. Ces pourparlers visent à mettre fin à une guerre qui entre dans sa sixième année.

Les discussions sur la Syrie doivent se tenir en trois sessions. La première, qui a débuté hier lundi, est prévue jusqu’au 24 mars avant une pause d’une semaine à dix jours. La seconde partie est prévue sur deux semaines, avant une nouvelle interruption et la tenue d’une troisième session.

Les négociations s’annoncent ardues

Aucune des parties n’est prête à faire le moindre compromis, notamment sur une question cruciale : l’avenir du président Bachar al Assad. Dès samedi, le ministre syrien des Affaires étrangères, Walid al Mouallem, a souligné que l’opposition se faisait des illusions si elle pensait pouvoir mettre sur la table à Genève l’avenir du président Assad.

Dénonçant la provocation dans les déclarations de Damas, Washington et Paris ont appelé dimanche à de vraies négociations, accusant Damas d’essayer de faire dérailler le processus en voulant exclure des discussions le sort du président Bachar al Assad dont l’opposition et ses alliés réclament le départ.

 L’opposition syrienne, représentée par le Haut comité des négociations (HCN) qui regroupent plusieurs groupes différents, exige que le départ du président soit réglé dans les 6 mois qui viennent, avec la mise en place d’un organe de transition doté de tous les pouvoirs. Des élections législatives et présidentielle doivent ensuite être organisées dans les 12 mois suivants, mais en excluant les représentants du régime actuel, selon le HCN.

Les Occidentaux et les pays du Golfe estiment que Bachar al Assad doit rester jusqu’à la fin d’une période de transition. Les partisans du régime, la Russie et l’Iran, affirment que les Syriens eux-mêmes doivent voter s’ils veulent reconduire ou non Bachar al Assad à son poste de président.

 

© CAMERPOST par Eliane NDOUNKEU

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