Crise Gabonaise : le CPP demande à la France d’éviter toute prise de parole et d’intervention

Edith Kah Walla, présidente nationale du Cameroon People’s Party (CPP) | Photo d'archives
Edith Kah Walla, présidente nationale du Cameroon People’s Party (CPP) | Photo d’archives

Dans une note de la présidente nationale du Cameroon People’s Party (Cpp), Edith Kah Walla demande aux uns et aux autres de mener leurs actions politiques avec détermination et conviction, mais sans violence.  Dans la situation actuelle, « nous demandons aux forces de l’ordre gabonaises de faire preuve de retenue et de citoyenneté, d’agir avec professionnalisme et fidélité à la patrie », peut-on y lire.

Pour ce parti politique camerounais, la crise gabonaise préoccupe au premier chef le Cameroun en tant que pays frère, pays voisin, pays africain.  Raison pour laquelle, elle attend de l’Union africaine de prendre le leadership pour une solution démocratique et durable dans le respect de la Charte Africaine de la Démocratie, des Elections et de la Gouvernance. « Il s’agit ici d’adopter une démarche qui assure. Nul ne peut et ne doit décider à la place des gabonais.  L’Union Africaine se doit de mettre en place un processus de médiation consensuel, transparent et juste qui permettra au Gabon de sortir de cette crise », précise la présidente nationale.

Elle ne manque pas de féliciter tous les Gabonais et Gabonaises pour l’engagement patriotique et les actions politiques qu’ils mènent depuis plusieurs mois pour assurer un meilleur avenir à leur pays. « Nous sommes convaincus que tous les Gabonais veulent construire un meilleur Gabon. Que la volonté du peuple gabonais dans sa majorité soit respectée ; Que les règles de la démocratie, de la transparence et de la justice soient respectées ; Que le bien-être du peuple gabonais soit affirmé », enchaîne Kah Walla.

CAMERPOST qui a parcouru le texte, lit que cette formation politique attend du gouvernement français qu’il fasse preuve de retenue. Et qu’il tienne en compte de « notre histoire commune de pays francophones. Cette histoire qui comporte des blessures profondes, pour la plupart non encore cicatrisées, met la France en position difficile dans cette crise ». Autrement dit : « la France ainsi que les acteurs français doivent éviter toute prise de parole et toute intervention qui sera perçue de manière juste ou injuste comme interventionniste et qui, par conséquent, envenimera la situation ».

© CAMERPOST par Linda Mbiapa

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5 Commentaires sur "Crise Gabonaise : le CPP demande à la France d’éviter toute prise de parole et d’intervention"

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Séassedé Fidèle Kouamé

Sinon quoi ?

Danylo Tchienkam

Coucou

Mekongo'o Tchakunte Musa

Grande dame

Une femme issue d’une minorité en plus

Marie Simb

Biennnn dit que chacun s’occupe de son siège

Ghiscard Destin

Courage

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