Crise au Gabon : le Redhac et des organisations internationales appellent à une culture d’alternance politique

Le Redhac et des organisations internationales appellent à une culture d’alternance politique (Photo d'illustration) | © MARCO LONGARI / AFP
Le Redhac et des organisations internationales appellent à une culture d’alternance politique (Photo d’illustration) | © MARCO LONGARI / AFP

Selon la Fédération internationale des droits de l’homme (Fidh) le Réseau des défenseurs des droits humains en Afrique centrale (Redhac), les partenaires internationaux du Gabon doivent enjoindre à l’État gabonais de respecter ses obligations internationales en matière de promotion de la gouvernance et des droits humains garantis notamment par l’Acte constitutif de l’UA, la Charte africaine des droits de l’Homme et des peuples ainsi que la Charte africaine de la démocratie, des élections et de la gouvernance (CADEG) qui souligne l’importance de consolider sur le continent une culture d’alternance politique fondée sur la tenue régulière d’élections transparentes, libres et justes, conduites par des organes électoraux nationaux, indépendants, compétents et impartiaux.

Ces organisations ainsi que celles membres de la coalition « MonVoteDoitCompter », ne manquent pas dans un communiqué de presse publié par le Redhac (basé à Douala) de condamner les violences post-électorales survenues au Gabon suite à l’annonce de la victoire d’Ali Bongo Ondimba à l’élection présidentielle. « Ces violences auraient conduit à la mort d’au moins 7 personnes et fait de nombreux blessés. Entre 800 et 1100 personnes ont été arrêtées par les forces de l’ordre et seraient toujours détenues », écrit le Redhac qui précise qu’afin de préserver la paix et sortir le pays de l’impasse politique, « nos organisations appellent toutes les parties prenantes au Gabon à faire preuve de responsabilité et de retenue. Elles demandent la publication des suffrages par bureaux de vote, le cas échéant le recomptage des voix ou toute autre mesure propre à sauvegarder la paix ».

 Elles exhortent  également la communauté internationale et particulièrement l’Union Africaine et la Communauté économique et monétaire des États d’Afrique centrale (CEMAC) à accompagner dès maintenant le processus de règlement du contentieux électoral pour le respect du choix démocratique des électeurs. Par ailleurs, la Fidh est une Ong internationale de défense des droits humains qui fédère 178 organisations dans près de 120 pays. Depuis 1922, partout dans le monde, la Fidh enquête, documente, et pousse les Etats à adopter des politiques respectueuses des droits humains.

© CAMERPOST par Linda Mbiapa

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2 Commentaires sur "Crise au Gabon : le Redhac et des organisations internationales appellent à une culture d’alternance politique"

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Abdoulhamid Ahmadou

Même en France, il n’y a que deux partis depuis des lustres qui gagnent les élections. On les a vu parfois se mettre ensembles pour empêcher le front national de remporter des élections. Vous appelez ça démocratie?

Dorin Akwi

may God have intervition

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