Crédit-bail : 3 milliards de Fcfa disponibles

Le gouvernement camerounais vient de mobiliser la somme de 3 milliards de Fcfa pour le financement des Petites et Moyennes Entreprises.

L’annonce a été faite le jeudi 25 juillet 2013, Lors d’un point de presse. Le Ministre Emmanuel Ngounou Djoumessi  a fait le point sur ce dispositif d’appuis à la modernisation de l’outil de production. Concrètement cet argent sera à la disposition des établissements financiers partenaires du projet, constitués en association. Ceux-ci devront, en compagnie des promoteurs d’entreprises définir les axes d’utilisation des fonds. L’objectif majeur étant de résorber les problèmes de financement et de modernisation des équipements de production. De manière pratique, tout entrepreneur porteur d’un projet devra se rapprocher d’un établissement financier partenaire (il s’agit de la Société Générale des Banques du Cameroun, Alios-finance et Africa Leasing Compagny). Il y déposera un dossier de candidature qui sera instruit en fonction des procédures propres à chaque établissement financier et ceci dans le respect des ratios prudentiel définis par la Commission Bancaire de l’Afrique Centrale (COBAC). Ce qu’il importe de retenir, de l’avis du Ministre de l’Economie de la planification et de l’Aménagement du Territoire, est qu’« il ne s’agit pas de remettre des ressources financières aux concernés, mais des équipements dont ils ont besoin pour améliorer la production et la productivité dans leur entreprises ».

Pour Pierre Kam le président de l’association des établissements financiers partenaires, « les PME de cette opération vont bénéficier en plus du financement, d’un accompagnement à travers des cellules d’encadrement et de formation mises en place à cet effet ». Une façon de dire que toutes les précautions sont prises pour un remboursement effectif. Ce projet, concerne également les PME/PMI évoluant dans le secteur informel. L’une des conditions est que celles-ci doivent impérativement avoir un capital social détenu en majorité par les nationaux. Les secteurs prioritaires sont le bois, l’agriculture, l’élevage, la pêche, les mines, l’industrie, le tourisme, le coton, le textile et la confection. Il faudra en outre que ces entreprises présentent des projets ayant une rentabilité avérée et justifiant d’au moins l’une des conditions suivantes : la mise en œuvre d’un processus de transformation, un fort potentiel de création d’emplois en faveur des jeunes entre autres.

Hakim Abdelkader