Cour d’assises d’Abidjan : Simone Gbagbo lui rappelle sa responsabilité de «revêtir la Côte d’Ivoire de la cuirasse de justice» – 09/03/2015

Simone Gbagbo rappelle à la Cour sa responsabilité de «revêtir la Côte d'Ivoire de la cuirasse de justice» | © AFP
Simone Gbagbo rappelle à la Cour sa responsabilité de «revêtir la Côte d’Ivoire de la cuirasse de justice» | © AFP

L’ancienne Première dame ivoirienne, Simone Ehivet Gbagbo, a rappelé lundi lors de ses « derniers morts » avant le verdict de son procès, la responsabilité de la Cour d’assises d’Abidjan, de « revêtir la Côte d’Ivoire de la cuirasse de justice ».

« Revêtez la Côte d’Ivoire de la cuirasse de justice (…) » a déclaré Mme Gbagbo, soulignant qu’aujourd’hui on ne parle plus de FPI, PDCI. On ne parle plus de vainqueur ni de vaincu ».

Aujourd’hui, a-t-elle poursuivi devant les jurés, « on parle de la nation ivoirienne qui doit être débout et nous comptons sur vous. C’est une mission qui n’est pas au-dessus de vous. Débarrassons-nous de toute peur, habillez la Côte d’Ivoire de la cuirasse de justice».

« Ce n’est pas une mission qui est au-dessus de vous », a-t-elle insisté en relevant que la force d’un pays c’est avant tout sa justice.

« Ce qui permet à un pays de demeurer debout, c’est sa justice. Quand les politiques se battent, c’est la justice le dernier recours. Quand les hommes d’affaires se battent, c’est la justice le dernier recours. Ce sont les juges qui sont chargés de veiller à ce que la constitution soit respectée », a-t-elle dit.

Le Parquet général a requis 10 ans d’emprisonnement ferme contre l’ex-Première dame ivoirienne arrêtée le 11 avril 2011 en compagnie de son époux Laurent Gbagbo et de plusieurs proches.

Simone Gbagbo, l’ex-première dame ivoirienne et 82 autres personnalités de l’ancien régime dont le Président du Front populaire ivoirien, Pascal Affi N’guessan, le Premier ministre Marie Gilbert Aké N’gbo et plusieurs de ses ministres sont poursuivis pour des faits d’atteinte à la sureté de l’Etat, constitutions de bandes armées, xénophobie… commis pendant la crise postélectorale de décembre 2010 à avril 2011, faisant plus de 3000 morts.

© CamerPost avec © APA

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