Coupe d’Afrique des nations : Le Gabon peine à lancer les chantiers de la CAN 2017 – 30/06/2015

Ali Bongo lors d'une visite des chantiers de la CAN 2012 2015 | © D.R./Binto Media/Illustration
Ali Bongo lors d’une visite des chantiers de la CAN 2012 2015 | © D.R./Binto Media/Illustration

Englué comme tous les Etats pétroliers dans une sévère crise financière suite à la chute du prix du baril de pétrole, le Gabon peine à lancer les chantiers de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) de l’édition 2017.

Si l’engagement politique est intact et l’enthousiasme populaire aussi, l’argent semble faire défaut.

Et pourtant, les autorités gabonaises ont la suite dans les idées. Les infrastructures de base à réaliser et les villes qui recevront les rencontres sont bien identifiées.

Il s’agit notamment de Libreville, la capitale du Gabon, où vit près de la moitié de la population et concentre l’essentiel des infrastructures.

La ville dispose d’un stade aux normes de la FIFA : le Stade de l’amitié sino-gabonaise, héritage de la CAN 2012 que le pays avait co-organisé avec son voisin la Guinée Equatoriale.

A Libreville, il reste à achever les travaux du stade Omnisports Omar Bongo situé au coeur de la capitale. Plus beau temple du football, l’Omnisport est le 2ème stade de la capitale et jouit d’une très bonne réputation du fait de sa proximité des quartiers populeux.

Les trois autres villes retenues sont Port Gentil (sud-ouest), Franceville (sud-est) et Oyem (nord).

A Port-Gentil, ville pétrolière et capitale économique du Gabon, il est prévu la construction d’un stade aux normes FIFA d’une capacité de 30.000 places.

A Oyem, ville située sur la double frontière avec le Cameroun et la Guinée Equatoriale, le Gabon table sur un nouveau stade de 20.000 places. Le 27 avril dernier le Premier ministre, chef du gouvernement, le Pr Daniel Ona Ondo a effectué une visite du site retenu pour accueillir le futur stade.

La ville de Franceville avec son stade de 22.000 places n’a pas besoin des travaux d’hercule. La ville a accueilli les matchs de la CAN 2012. Elle dispose de stades d’entrainement et de plusieurs sites de logements pour les équipes et les supporters.

L’unique action concrète depuis la désignation du Gabon pour l’organisation de la CAN 2017 est la nomination du Haut-commissariat du Comité d’Organisation, le COCAN 2017.

Le président gabonais Ali Bongo a validé, lors du conseil des ministres du 30 mai dernier, la nomination de Christian Kerangall au poste de Haut-commissaire. Ce milliardaire à la tête d’un véritable empire financier avait déjà été appelé à la rescousse lors de la CAN 2012.

Considéré comme une courroie de distribution entre les entreprises françaises implantées au Gabon et le coeur du pouvoir de Libreville, M. Kerangall semble être l’homme providentiel pour réussir l’odyssée 2017. La crise du pétrole ayant affaiblie le pouvoir financier du pays, les milieux d’affaires ont besoin d’être rassurés avant de mettre la main à la poche.

De son côté, le gouvernement s’attèle à mettre en place le budget qui permettra de lancer les grands travaux dès 2016. Le ministre gabonais du Budget, Christian Magnagna, a pour cela réuni récemment les PME locales pour solliciter leur efficace contribution.

Source : © Agence de presse Xinhua