Coupe du Cameroun : Carole Mimboé fait oublier le but concédé face au Venezuela

Carole Mimboe, meilleure joueuse de la finale | © CAMERPOST / Olivier Ndema Epo
Carole Mimboe, meilleure joueuse de la finale | © CAMERPOST / Olivier Ndema Epo

Carole Mimboé, la gardienne de but du Cameroun lors de la Coupe du monde féminine (-17 ans), permet à son club de remporter la finale.

La jeune gardienne de but n’est pas passée inaperçue au stade militaire de Yaoundé. Elle y était le principal sujet de conversation. Les regards en général étaient rivés sur elle. Mimboé en a grandement profité au final, remportant au passage le prix de la joueuse du match.

Le dossard numéro 1 des Louves n’aura pas passé un après-midi de tout repos. Il pouvait difficilement en être autrement. Son apparition sur l’aire de jeu,  peu avant le coup d’envoi de la partie, a constitué un petit événement. Ils étaient nombreux qui revoyaient ou découvraient la gardienne à l’origine du but gag du Venezuela, lors de la Coupe du monde (-17 ans) 2016.  Le but avait été inscrit du rond central par l’attaquante Castellanos. Le Cameroun avait été éliminé (1-2) à l’ultime minute de jeu, alors qu’il tenait un match nul plein d’espoir. Un but de ceux que l’on oublie difficilement. Une action de celles qui entrent dans la légende et poursuivent la malheureuse gardienne et le buteur. De fait les uns et les autres s’attendaient à une cascade de boulettes de la jeune gardienne, et forcément à une défaite de Louves Minproff devant les championnes du Cameroun 2016.

La jeune Carole Mimboé a fait l’objet de moqueries de la part de nombreux spectateurs. Ses parents et amis d’ailleurs en faible nombre n’y pouvaient rien. Leurs cris et encouragements à tue tête ne pouvaient couvrir le brouhaha du stade militaire. Quelques personnes éparses sont en effet impuissantes devant des centaines de spectateurs vindicatifs. Impossible, même si l’on menace d’en venir aux mains avec les voisins. De fait les fans de la gardienne étaient toujours debout, barrant la voie aux voisins. C’est toutefois Carole Mimboé qui a eu le dernier mot !

Elle a progressivement ramené ses nombreux détracteurs à de meilleurs sentiments. Quelques claquettes félines et sauvetages ont évité le naufrage à son club. Ce faisant elle s’est mise en danger en heurtant plus d’une fois ses poteaux de la tête. Elle a même su temporiser pour permettre à Louves Minproff de faire le dos rond, et calmer les ardeurs des Amazones Fap. Au terme du temps réglementaire le score est de zéro but partout. La séance des tirs aux buts a montré une Carole Mimboé impériale, et auteure de trois arrêts sur six tirs aux tirs. Son club l’emporte (4-3).

L’internationale camerounaise est le principal artisan de la victoire de son équipe. Louves Minproff conserve grâce à elle le trophée acquis l’année dernière, devant le même adversaire teigneux. N’eut été sa classe les Amazones Fap auraient pris leur revanche, et réalisé un doublé Coupe/Championnat en 2016. Elles étaient les meilleures sur le terrain. Elles ont buté malheureusement sur… Carole Mimboé.

© CAMERPOST par Olivier Ndema Epo