Côte d’Ivoire: un numéro vert pour les journalistes en danger dans l’exercice de leur métier – 13/11/2014

Affoussiata Bamba-Lamine, ministre ivoirien de la communication et porte-parole adjointe du gouvernement. © Abidjan.net
Affoussiata Bamba-Lamine, ministre ivoirien de la communication et porte-parole adjointe du gouvernement. © Abidjan.net

Le gouvernement ivoirien a annoncé, jeudi, la mise à disposition d’un numéro vert pour les journalistes en danger ou victimes de violences dans l’exercice de leur métier, a appris, APA, de source officielle, dans la capitale économique ivoirienne.

”Le gouvernement a accepté la requête des journalistes pour la mise à disposition d’un numéro vert pour prévenir des dangers et violences exercées sur les journalistes dans l’exercice de leur métier. (…) Ce numéro sera communiqué très bientôt”, a affirmé Me Affoussiata Bamba-Lamine, ministre de la communication et porte-parole adjointe du gouvernement, à l’occasion de la célébration de la 1ère édition de la journée internationale de la fin de l’impunité pour les crimes commis contre des journalistes.

C’est en décembre 2013, a rappelé Mme Bamba-Lamine, que l’Assemblée générale des Nations-Unies a proclamé le ‘’2 novembre Journée internationale de la fin de l’impunité pour les crimes commis contre des journalistes”, dans le but de sensibiliser l’opinion au défi que constitue l’impunité et de mobiliser des moyens pour lutter contre elle.

La dernière décennie a été marquée, selon la ministre de la communication, citant la Fédération internationale des journalistes (FIJ) par ‘’l’assassinat de 700 journalistes et professionnels de la communication” dans l’exercice de leur métier dans le monde.

‘’Un seul crime sur 10 commis contre les journalistes a connu une suite judiciaire” a dénoncé la ministre Affoussiata Bamba-Lamine, plaidant pour une ‘’protection accrue des hommes et femmes des média”.

Pour Yao Ydo, Représentant résident pays de l’Organisation des Nations-Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO), la date du 2 novembre choisie par les Nations-Unies est celle de ‘’l’assassinat de deux journalistes, Ghislaine Dupont et Claude Verlon, le 2 novembre 2013” au Mali.

Délivrant le message de Mme Irina Bokova, Directrice générale de l’UNESCO, chargée par les Nations-Unies ‘’de travailler avec tous les partenaires concernés, en tant qu’institution chef de file de cette journée”, M. Ydo a déclaré que les journalistes ‘’sont exposés à des menaces, des manœuvres de harcèlement, des violences et risquent parfois la mort”.

‘’En moyenne, un journaliste est tué chaque semaine et si l’on dénombre des correspondants étrangers parmi les victimes, la grande majorité d’entre elles sont des journalistes locaux, couvrant des sujets locaux”, a déploré la directrice générale de l’UNESCO.

‘’ Un climat d’impunité permet aux coupables de ces crimes de poursuivre leurs agressions sans être inquiétés, en paralysant davantage la libre circulation de l’information. L’impunité est pernicieuse, elle conduit à l’autocensure par peur des représailles et prive la société de sources d’informations importantes”, a encore dénoncé Mme Bokova.

Pour cette première édition, l’UNESCO invite tous les gouvernements à diligenter une enquête rapide et approfondie ‘’chaque fois qu’un journaliste est tué” et tous les partenaires à renforcer leur ‘’coopération pour améliorer la sécurité des journalistes”.

Un panel animé par MM. Raphaël Lakpé, Zio Moussa et Dan Moussa, journalistes chevronnés qui ont chacun, plus de 30 ans de métier, a mis fin à cette première édition de la journée internationale de la fin de l’impunité pour les crimes commis contre des journalistes.

© CamerPost avec © APA

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