Côte d’Ivoire – Michel Kafando : « Plus rien ne sera comme avant » – 18/11/2014

Le nouvel homme fort du Burkina Faso, son président par interrim, Michel Kafando. AFP PHOTO / ROMARIC HIEN
Le nouvel homme fort du Burkina Faso, son président par interrim, Michel Kafando. AFP PHOTO / ROMARIC HIEN

Le président de la transition burkinabè, Michel Kafando nouvellement investi mardi à Ouagadougou, a promis de gouverner le Burkina Faso « les yeux ouverts ».

« Avec le fameux article 37 voué aux gémonies, nous avons les yeux ouverts et plus rien ne sera comme avant, s’agissant du respect scrupuleux de l’ordre national politico-juridique de notre pays », s’est exprimé le président intérimaire Michel Kafando sous une pluie d’ovations.

Le président de la transition a rappelé avec humilité que le pouvoir qu’il détient appartient au peuple et que de ce fait, « son exercice ne doit souffrir d’aucun abus, d’aucun excès ».

Il a rassuré que « l’autorité que nous (avec le gouvernement et le conseil national transitoire) entendons incarner, nous serons hautement respectueux de notre Constitution et de la charte que nous venons d’adopter ».

Pour preuve, « la loi fondamentale est sacrée et la respecter en toute circonstance est le premier devoir élémentaire du citoyen », dit-il ajoutant que « la constitution d’un pays est le référentiel de l’organisation de l’Etat ».

« A trop la mouvementer il s’en suit une déstructuration sociale et partant, des bouleversements regrettable comme ceux que nous avons connus il n’y a pas longtemps », rappelle le nouvel homme fort du Burkina, martelant que « notre pays ne saurait être une république bananière ».

Le président de la transition du Burkina Faso soutient que « faute d’avoir observé cette suprême vérité, des pouvoirs politiques, même érigés en forteresse, ont définitivement scellé leur destin ».

Le président Michel Kafando (72 ans) doit diriger la transition pendant 12 mois jusqu’aux élections législatives et présidentielle, prévues en novembre 2015.

C’est suite à l’entêtement de l’ex-président Blaise Compaoré de vouloir modifier la Constitution pour se maintenir au pouvoir qu’est né la crise au Burkina Faso et qui l’a contraint à fuir pour se réfugier à Yamoussoukro en Côte d’Ivoire.

© CamerPost avec © APA

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