Côte d’Ivoire : L’ONU se dit optimiste mais appelle à la vigilance – 14/01/2015

Aïchatou Mindaoudou, Représentante spéciale du Secrétaire général des Nations Unies en Côte d'Ivoire.
Aïchatou Mindaoudou, Représentante spéciale du Secrétaire général des Nations Unies en Côte d’Ivoire.

La Représentante spéciale du Secrétaire général des Nations Unies en Côte d’Ivoire, Aïchatou Mindaoudou, a fait part lors d’une réunion du Conseil de sécurité consacrée à la situation dans ce pays de son “optimisme”, tout en appelant à rester “vigilant”.

“Je suis optimiste pour la Côte d’Ivoire”, a dit Mme Mindaoudou dans un discours devant les 15 membres du Conseil de sécurité, selon une note d’information transmise à APA, mercredi. “Au cours des six derniers mois, la Côte d’Ivoire a continué à faire d’importants progrès vers une paix durable et un redressement économique soutenu”, a-t-elle ajouté.

Selon Aïchatou Mindaoudou, l’achèvement de plusieurs projets d’infrastructure importants, le retour à Abidjan du siège de la Banque africaine de développement et l’organisation réussie de plusieurs manifestations régionales et internationales dans le pays sont une indication de la confiance retrouvée de la communauté internationale envers la Côte d’Ivoire.

La Représentante spéciale a souligné que le Président ivoirien, Alassane Ouattara, et son Gouvernement “ont continué de prendre des mesures visant à consolider la réconciliation et la cohésion nationales”.

“S’il y a lieu de se féliciter, il reste néanmoins des progrès à réaliser dans plusieurs domaines. Nous devons rester vigilants et déterminés pour faire en sorte que les gains difficilement acquis qui ont permis de faire avancer la stabilité et la prospérité du pays soient irréversibles”, a souligné Mme Mindaoudou.

Elle a ainsi noté que “la lutte contre l’impunité, qui est un facteur essentiel de la réconciliation nationale en Côte d’Ivoire, progresse lentement”. Pour elle, “il conviendrait d’accentuer les efforts afin de s’assurer que les auteurs d’actes de violation des droits humains, y compris d’actes d’abus sexuels, soient poursuivis et jugés, particulièrement lorsque les prétendus coupables portent l’uniforme”.

S’agissant du processus de désarmement, démobilisation et réintégration des anciens combattants, elle a estimé qu’il avançait de manière satisfaisante. Toutefois, après juin 2015, date butoir retenue par les autorités ivoiriennes pour la fin du processus, il restera encore un reliquat d’environ 14.000 ex-combattants devant être réinsérés et réintégrés.

Quant à la situation sécuritaire, celle-ci s’est “notablement améliorée”, a estimé Mme Mindaoudou, même si les vols à mains armées, le banditisme et les autres activités criminelles continuent d’être un défi sécuritaire à travers le pays. La Représentante spéciale s’est dite ravie de noter une légère baisse des conflits intercommunautaires.

Alors que la Côte d’Ivoire s’engage dans une année électorale, Mme Mindaoudou a estimé que le pays a encore besoin d’être soutenu pour consolider les acquis obtenus jusqu’ici et “pour mener à son terme l’important processus dans lequel elle est aujourd’hui engagée”.

© CamerPost avec © APA