Côte d’ivoire : Le Directeur de campagne de Gbagbo déféré à la Maison d’arrêt et de correction d’Abidjan – 10/01/2015

Dr Assoa Adou, directeur de campagne de Laurent Gbagbo, candidat à la présidence du Front populaire ivoirien (FPI). © APA
Dr Assoa Adou, directeur de campagne de Laurent Gbagbo, candidat à la présidence du Front populaire ivoirien (FPI). © APA

Dr Assoa Adou, directeur de campagne de Laurent Gbagbo, candidat à la présidence du Front populaire ivoirien (FPI), inculpé de quatre chefs d’accusation, a été déféré, vendredi soir, à la Maison d’arrêt et de correction d’Abidjan (MACA), après son arrestation deux jours plus tôt.

Présenté au Parquet vendredi matin après 48 h de détention à la Direction de la surveillance du territoire (DST), Assoa Adou (69 ans) a été interrogé par un juge qui a retenu quatre chefs d’accusation, notamment, ‘’ Commission volontaire de meurtres, participation à une bande armée sans en prendre la tête, détention d’armes et entretien et fourniture de subsides aux bandes armées”.

Dans la soirée, le Directeur de campagne de Laurent Gbagbo a été déféré à la MACA où il retrouve Moïse Lida Kouassi, ex-ministre de la défense de M. Gbagbo, poursuivi depuis début novembre pour des faits d’atteinte à la sureté de l’Etat ainsi que l’ex-Secrétaire d’Etat chargé des handicapés, Raphaël Dogo, pour des faits similaires.

M. Assoa a été enlevé mercredi soir à son domicile par une unité de la police nationale ivoirienne. Dans une vidéo présentée à la presse au ministère de l’intérieur et de la sécurité peu avant son arrestation, il a été cité par des assaillants arrêtés dans le Sud-Ouest du pays.

Le ministre Assoa Adou était rentré du Ghana début novembre où il était en exil depuis avril 2011 après la chute de Laurent Gbagbo qui l’a nommé comme son directeur national de campagne pour la présidence du FPI.

Le 29 décembre, la justice ivoirienne saisie par le président Pascal Affi N’guessan a ”ordonné le retrait de la candidature de Laurent Gbagbo” validée par le comité de contrôle du FPI, pour défaut de ” demande manuscrite de sa candidature”, a justifié le Tribunal de première instance d’Abidjan.

© CamerPost avec © APA

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