Côte d’Ivoire : Impossible de manger dans un restaurant le dimanche à Abidjan – 18/05/2015

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A Treichville comme au Plateau, tous les restaurants sont fermés ce jour. Le visiteur passe à la vitesse « débrouillardise alimentaire ».

Dimanche 17 mai 2015. Il est 12h30, heure locale. Nous sommes dans la circonscription du Plateau. A un jet de pierre de la gare Lagunaire. Il fait un peu plus de 30°C à l’ombre. Les habitants qui vont et viennent transpirent abondamment. La chaleur est au rendez-vous. « Bienvenu à Douala bis », lance un acolyte. Petit sourire. Le petit groupe continue la marche. Il faut trouver un espace pour manger. L’Attiéké de préférence. C’est un mets traditionnel ivoirien fait à base de manioc. « C’est la première des choses qu’un visiteur doit découvrir quand il arrive ici. Il est succulent. Je l’ai mangé en 2010 quand je suis venu couvrir les élections présidentiels », rappelle Frédéric Boungou, le directeur de publication de Le Messager.

Place aux renseignements. Première arrêt, l’espace vert de Lagunaire. Rien ! Après avoir sillonné quelques rues en vain, notre guide de circonstance nous conduit au lieu dit « Pont Banane ». Un petit tournedos comme on en voit souvent dans les quartiers de Douala est difficilement dressé entre les comptoirs de fruits. « Pas très saint l’espace ». Heureusement, la vendeuse, d’un air triste, nous annonce que « la petite nourriture que j’avais est finie ». Pendant ce temps, le ventre « gronde ». Où peut-on alors manger ici à cette heure ? « Il faut aller à Treichville. Vous pouvez trouver un restaurant pour manger Attiéké », réponds la vendeuse tout en nous communicant le tarif et le lieu à emprunter le taxi.

Quelques minutes après, nous y sommes. Le même scenario se dévoile à nos yeux dès notre arrivée. Tout est fermé. Excepté quelques cafétérias. Renseignement après renseignement, nous sommes conduits au « Sol braisé ». Mais hélas ! Dans la boulanger du coin, la servante nous informe qu’il « est quasi impossible de trouver une vendeuse ou un restaurant ouvert le dimanche ici. Tout est fermé. On ne vend pas. Vous pouvez manger quelques brochettes ou des sandwichs », propose-t-elle. Pas mauvais. Mais pas les sandwichs. Obligé de supporter. Peut-être qu’on en trouvera demain au restaurant Anet. Du « Alloco huile rouge » ou du « Attiéké poisson ». Akwaba Abidjan !

© CamerPost – Frank William BATCHOU à Abidjan

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