Côte-d’Ivoire : Des militaires proches de Laurent Gbagbo comparaissent pour l’assassinat du Général Robert Guéï

Des militaires pro-Gbagbo comparaissant pour l'assassinat du Général Robert Guéï | © APA
Des militaires pro-Gbagbo comparaissant pour l’assassinat du Général Robert Guéï | © APA

24 militaires et gendarmes proches de l’ex-président Laurent Gbagbo dont le général Dogbo Blé, ex-Commandant de la Garde républicaine et Anselme Séka Yapo dit Séka Séka, ancien patron de la sécurité rapprochée de Simone Gbagbo, ont comparu, jeudi, devant le tribunal militaire pour ‘’assassinat et complicité d’assassinat du général Robert Guéï’’, ex-chef de la junte (1999-2000).

Vingt-deux des prévenus se sont présentés à la barre du tribunal militaire d’Abidjan, délocalisé pour la circonstance, à la salle d’Assises de la Cour d’Appel et présidé par le magistrat Tahirou Dembélé. Les deux autres prévenus ‘’en fuite” font l’objet d’un mandat d’arrêt, a indiqué au tribunal, Ange Kessi, le procureur militaire.

L’ouverture de ce procès ‘’attendu par tout le monde entier” selon le parquet militaire, a été marquée par la vérification des identités des prévenus et la lecture de l’ordonnance de renvoi. Anselme Séka Yapo, capitaine, au moment des faits est cité dans cette ordonnance par certains prévenus et témoins comme étant celui qui a ‘’tiré à bout portant” dans la tête du défunt général.

le Général Guéï et Alassane Ouattara sont ceux qui voulaient déstabiliser le régime de Laurent Gbagbo

‘’ Parce que selon ses informations, le Général Guéï et Alassane Ouattara sont ceux qui voulaient déstabiliser le régime de Laurent Gbagbo”, rapporte l’ordonnance précisant qu’il a tiré ‘’six balles dont une dans la tête” qui a été fatale au fondateur de l’Union pour la démocratie et la paix en Côte d’Ivoire (UDPCI) dont la direction a brillé par son absence au procès.

Après des observations du tribunal sur l’absence des deux prévenus et pour permettre aux nouveaux avocats de la partie civile de connaitre le dossier, le juge Dembélé Tahirou a renvoyé l’affaire au 21 janvier 2016 pour ‘’les débats”.

Le Président du Front populaire ivoirien (FPI), Pascal Affi N’guessan et Moïse Lida Kouassi comparaissaient en tant que témoins, l’un étant Premier ministre et l’autre ministre de la défense au moment des faits.

Le général Robert Guéï, son épouse Rose Doudou Guéï et des membres de sa famille et de sa garde rapprochée, avaient été tués le 19 septembre 2002, lors du coup d’Etat manqué contre le régime de Laurent Gbagbo et qui s’est mué en une rébellion qui contrôlait 63% du territoire ivoirien jusqu’en 2011.

© CAMERPOST avec © APA

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