Coopératives agricoles : Essimi Menye sensibilise les producteurs camerounais – 09/02/2015

Essimi Menye,  ministre de l’Agriculture et du Développement rural.
Essimi Menye, ministre de l’Agriculture et du Développement rural.

Essimi Menye était samedi à Akonolinga, où se tenait une assemblée générale de regroupements d’agriculteurs.

Finis les GIC et les associations de producteurs agricoles. L’heure est aux regroupements en coopératives. Mieux, « des coopératives par filière agricole », précision d’Essimi Menye, ministre de l’Agriculture et du Développement rural (Minader). Samedi dernier, il s’est rendu dans le Nyong-et-Mfoumou, où se tenait une foire exposition-vente des produits agricoles et d’élevage du Regroupement local de l’économie social et solidaire (Reless) d’Akonolinga. Un regroupement créé en 2010 et œuvrant pour le développement de ses membres par des formations, l’organisation des marchés, des plaidoyers et la participation aux foires et autres journées nationales ou internationales. « La création des Reless découle en effet d’une convention signée il y a quelques années avec le Minader, en vue de structurer les communautés paysannes en coopératives. L’idée est d’aboutir à 360 méga-coopératives, dont une par arrondissements », selon Pauline Eyebe Effa, promotrice des Reless. Elle souligne par ailleurs que le Reless d’Akonolinga est l’une des premières coopératives créées. « Aujourd’hui, (samedi dernier, Ndlr) les Reless du Centres et ceux de l’Ouest sont réunis pour une assemblée générale, qui aiderai à améliorer les actions ».

Des actions sont certaines ont été suggérées par le Minader. « Aujourd’hui, les pouvoirs publics ne peuvent accorder des appuis qu’aux coopératives. Des appuis qui commencent par l’information, la formation suivie de la transformation et pourquoi pas, l’exportation ». Essimi Menye a alors salué la structuration du Reless d’Akonolinga, qui présente neuf filières, allant du manioc au plantain, en passant par le maïs, l’arachide et l’ananas. Il conseille par ailleurs d’exploiter les bords du fleuve Nyong, notamment la bonne terre qui s’y trouve, pour le bien économique de la ville. « Ça va augmenter la production et la productivité de cette zone, si on y cultive du riz ou encore du Foléré. Bref, des cultures qui ne demandent pas spécifiquement de l’engrais et des pesticides pour ne pas abimer l’eau du Nyong qui est consommé à Akonolinga et à Yaoundé ». Des conseils visiblement ben enregistrés.

Source : © Cameroon Tribune

Par Félicité BAHANE N.