Coopération Cameroun – Nation unies : priorité au volet humanitaire

Louis Paul Motaze, le ministre de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire (MINEPAT), et Najat Rochdi, la coordonnatrice-résidente du système des Nations unies au Cameroun | Ph. © CT

Signature vendredi à Yaoundé, du plan-cadre pour l’aide au développement pour la période 2018-2020.

Le ministre de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire (MINEPAT), Louis Paul Motaze et la coordonnatrice-résidente du système des Nations unies au Cameroun, Najat Rochdi, ont procédé le 9 décembre dernier à Yaoundé, à la signature du nouveau plan-cadre des Nations unies pour l’aide au développement (UNDAF), couvrant la période 2018-2020. Il s’agit du document qui établit les bases de la coopération entre le Cameroun et le système des Nations unies, généralement élaboré pour cinq ans. Mais, le prochain UNDAF va se dérouler sur trois ans, car il s’aligne sur le Document de stratégie pour la croissance et l’emploi (DSCE) qui arrive à échéance en 2020.

Les programmes qui découlent de ce nouveau document de coopération seront développés autour de quatre axes prioritaires : le développement des opportunités d’emploi et l’inclusion sociale ; la santé et la nutrition ; l’éducation et la formation professionnelle ; la résilience, le relèvement précoce et la sécurité alimentaire. Pour leur mise en œuvre, il est prévu une enveloppe de 680 millions de dollars US (plus de 408 milliards de F), dont 50% sont à rechercher.

Pour Najat Rochdi, étant donné que le Cameroun fait face à une crise humanitaire sans précédent dans sa partie septentrionale et à l’Est, provoquée par le conflit en RCA et les violences au Nord-Est du Nigeria, « l’UNDAF 2018-2020 met l’accent, entre autres, sur la réduction de l’extrême pauvreté et le renforcement du lien entre l’humanitaire et le développement ». La coordonnatrice du système des Nations unies indique qu’une attention particulière sera accordée aux familles et communautés hôtes de réfugiés et déplacés internes, qui souffraient déjà d’une importante vulnérabilité, en particulier dans le septentrion. « La crise humanitaire a augmenté leur niveau d’insécurité alimentaire, de malnutrition et le risque d’épidémie. Conformément au plan de réponse humanitaire pour 2017, plus de trois millions de Camerounais auront besoin d’une assistance humanitaire directe », rappelle Najat Rochdi.

Elle recommande donc au gouvernement, ses partenaires et aux 16 agences, fonds et programmes des Nations unies, de réorienter leurs interventions dans le cadre actuel de l’UNDAF 2013-2017 pour prendre en compte les besoins des populations atteintes par la crise sécuritaire et humanitaire, mais aussi à mieux préparer leurs réponses pour 2018-2020.

Source : © Cameroon Tribune

Par Félicité BAHANE N.