CONTRIBUTION. Cameroun – Point sur les Grandes réalisations : Les projets structurants de Paul Biya au stade des finitions

Les projets structurants de Paul Biya au stade des finitions | © AFP/PATRICK KOVARIK
Les projets structurants de Paul Biya au stade des finitions | © AFP/PATRICK KOVARIK

L’inauguration du stade omnisport de Bafoussam, le 29 avril dernier et la mise en service du barrage hydroélectrique de Lom-Pangar permettent de faire le point sur les différents chantiers des projets structurants lancés par le président Paul Biya en 2011, sous le label des grandes réalisations. Pari tenu !

Le stade omnisport de Limbé est opérationnel depuis plusieurs mois. Il a même eu l’honneur d’abriter le match opposant les lions indomptables du Cameroun aux Bafana-Bafana d’Afrique du Sud, rencontre comptant pour les éliminatoires de la CAN 2017. Le stade omnisport de Bafoussam, récemment inauguré, est fin prêt à recevoir les rencontres de poule de la CAN féminine qu’organise le Cameroun en novembre 2016. Le barrage hydroélectrique de Lom-Pangar a bouclé son gros œuvre depuis le 15 avril 2016. Il est mis en service depuis lors. La pénétrante-est de Douala qui sonne la fin des embouteillages sur l’axe-lourd Yaoundé-Douala entame son dernier virage. Elle sera ouverte à la circulation ce dès ce mois de mai 2016… D’autres chantiers sont en cours de réalisation et dabs la phase des finitions. Tel est le panorama échantillonné traduisant la bonne marche des chantiers structurants auxquels tenait le président Paul Biya en 2011. Il y tient toujours. Ces multiples chantiers sont effectifs aujourd’hui. Malgré tout. Or, combien sont-ils les observateurs et pourfendeurs du président de la République qui auraient pu croire à la réalisation des grands et multiples chantiers de développement initiés par le président Paul Biya en 2011, sous le label prépondérant de la politique économique des « Grandes réalisations » ? Combien de détracteurs du président de la République ont eu foi à la poursuite téméraire et à l’achèvement des vastes chantiers lancés concomitamment, dans un pari économique osé, alors même que le monde entier ploie sous le fardeau de la crise économique ? Dans un difficile contexte conjoncturel et conjectural, marqué par la baisse drastique du prix du baril du pétrole, et une guerre inopinée contre le terrorisme, couteuse en vies humaines, en numéraire et en matériel, le président Paul Biya n’a pas freiné l’élan des projets structurants qui sont essentiels au développement et à l’essor industriel du Cameroun, pays au sol et sous-sol encore en friche. Paul Biya a tenu son pari, celui de transformer le Cameroun en un vaste paysage riche en chantiers. Choses promises, choses dues. Le Cameroun s’est lancé dans le difficile défi des projets structurants dont l’essentiel des chantiers sont en phase terminale. Le calendrier prescrit par Paul Biya en 2011 est respecté. Les barrages hydroélectriques devant sortir notre pays du cauchemar des délestages et pouvant fournir des quintaux de mégawatts nécessaires à la mise en place exponentielle des projets industriels, ces barrages hydroélectriques sont tous sortis de terre, et pas seulement, leur mise en eau est progressive et effective. Sans être exhaustif sur l’éventail des projets structurants lancés par le président Paul Biya en 2011, citons quelques chantiers qui sont au stade des finitions.

Lom-Pangar va permettre de construire une demi-douzaine d’autres barrages sur le bassin versant du lit de la Sanaga

Le barrage hydroélectrique de Lom-Pangar est pratiquement terminé, pour ce qui concerne le gros-œuvre, et le gigantesque ouvrage rentre progressivement en service. La mise en eau partielle du barrage de retenue de Lom Pangar, d’une capacité de trois milliards de mètres cubes d’eau, intervenue le 25 septembre 2015, a entraîné son exploitation expérimentale lors de l’étiage de janvier à mars 2016, le Cameroun ayant traversé une rude saison sèche en début d’année 2016. Ce n’est pas tout. L’usine de pied de 30 mégawatts en contrebas du barrage de Lom-Pangar, devant desservir l’Est du Cameroun, l’épicentre par excellence des usines d’extraction des gisements de fer, de diamant, de nickel et cobalt, est d’ores et déjà lancée. Outre son utilité directe au plan énergétique, Lom-Pangar va permettre de construire une demi-douzaine d’autres barrages sur le bassin versant du lit de la Sanaga : Nachtigal, Song-Mbengué, Song-Ndong, de Kikot, Grand-Eweng, Petit-Eweng… Ce barrage qui est dans sa phase des finitions, sera utile à terme pour l’essor de l’économie nationale étant entendu qu’il va injecter pas moins de six milliards de mètres cubes d’eau, et va apporter plus de 3 000 MW de puissance hydroélectrique. A terme, il s’agira de mettre en valeur le potentiel du fleuve Sanaga estimé à 6 000 mégawatts. Le rythme des travaux est appréciable. Une certitude s’en dégage d’ailleurs, le chronogramme de la mise en eau définitive du complexe hydroélectrique de Lom-Pangar prévue au mois de septembre 2016 sera tenu à date. Dans le même registre, les barrages de  Memve’ele et Mekin sont réalisés à plus de 75 %. 

Des barrages et port en eau profonde

Un autre chantier dont l’importance n’est plus à démontrer pour ce qui concerne l’essor économique du Cameroun, c’est le port en eau profonde de Kribi. L’infrastructure des quais est quasiment achevée, et le reste des bâtiments est en cours de finition. Au plan de sa rentabilité effective, les premiers bateaux commerciaux devant mouiller l’encre au port autonome de Kribi sont annoncés pour le second trimestre de l’année 2016 en cours.

Le Cameroun, sous l’actionnariat efficiente du président Paul Biya, est en train de s’équiper de toutes ces infrastructures sans lesquelles aucun développement exponentiel n’est possible.

Au total, ainsi qu’on peut l’observer, le Cameroun bouge. Point de parjure, le pays de Paul Biya est en train de tenir son pari industriel. Les barrages hydroélectriques ne sont pas des barrières, mais des tremplins à l’essor industriel du Cameroun, ainsi que l’a clairement dit le président Paul Biya, le 31 décembre 2015, dans son traditionnel message de nouvel an adressé à la Nation : « En 2016, le pari majeur pour notre pays reste la création des conditions d’une véritable industrialisation. L’émergence ne se conçoit pas sans une industrie viable ». Or, il faut le reconnaitre, l’industrialisation du Cameroun est tributaire de deux données compactes : la disponibilité énergétique et la fiabilité des infrastructures. En gros, pour qu’un pays projette d’atteindre l’émergence, il lui faut de l’électricité en permanence pour booster les industries et les emplois, des routes pour évacuer les produits et des ports ouverts sur la mer pour faciliter les importations et les exportations des produits vers les marchés internationaux. Le Cameroun, sous l’actionnariat efficiente du président Paul Biya, est en train de s’équiper de toutes ces infrastructures sans lesquelles aucun développement exponentiel n’est possible. Le président Paul Biya l’a très vite compris, les chemins de la croissance passent par Lom-Pangar, via la pénétrante de Douala ou par le port en eau profonde de Kribi. D’où la priorité accordée à ces trois chantiers par le chef de l’Etat, simplement parce que ces trois chantiers sont les premiers raccourcis du Cameroun vers l’émergence.

Correspondance particulière

Par Jules Parfait Njiki, économiste

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1 Commentaire sur "CONTRIBUTION. Cameroun – Point sur les Grandes réalisations : Les projets structurants de Paul Biya au stade des finitions"

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Hortense Dt

Si celui qui a écrit le texte ci-dessus est vraiment économiste, alors il n’est pas camerounais et ne connait pas le Cameroun! S’il est économiste, Camerounais et qu’il connait le Cameroun, alors ce pays a vraiment plus de problèmes qu’il n’y parait!

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