Construction terminal de Kribi : un groupement canado-camerounais gagne le marché

Le complexe portuaire de Kribi, au Cameroun | © Armand Ougock/Archives
Le complexe portuaire de Kribi, au Cameroun | © Armand Ougock/Archives

La Société camerounaise des dépôts pétroliers (SCDP, entreprise anonyme à participation publique) et l’opérateur canadien Blaze Energy ont été désignés pour la construction et l’exploitation du terminal d’hydrocarbures, d’une capacité de 3 millions de tonnes, dans le nouveau port en eau profonde de Kribi (Sud), a-t-on appris aux termes d’un communiqué d’adjudication signé du Premier ministre Philemon Yang.

Cette attribution, qui constitue l’épilogue d’un processus entamé en 2008, comprend également l’érection des dépôts et d’un pipeline d’évacuation des produits pétroliers.

Conçue sur le modèle des procédures de partenariat public/privé, elle intervient à la suite de la dislocation et du changement de constitution des deux groupements qui étaient au départ composés de SCDP-Angelique International Ltd (Inde) et Camship (Cameroun)-Petredec (Golfe persique).

En début septembre dernier, c’est au groupement constitué de Bolloré Africa Logistics (BAL, France)-China Harbour Engineering Corporation (CHEC, Chine) et CMA CGM (France), qu’a été attribuée pour 20 ans l’exploitation du terminal à conteneurs de la même place portuaire.

Dans le même temps, l’exploitation et la maintenance du terminal polyvalent du nouveau port ont été confiées au groupe de logistique français Necotrans, qui à l’occasion s’est associé avec 9 opérateurs locaux (KPMO).

Le port en eau profonde de Kribi, d’un coût de 207,270 milliards FCFA et réalisé par la China Harbour Engeneering Company (CHEC), sur la base d’un accord de prêt conclu entre le Cameroun et Eximbank of China, dispose d’une profondeur de 15 mètres et d’un accès direct à la mer prévu pour accueillir de grands navires transportant jusqu’à 8000 conteneurs.

Après une première phase de 5 ans, et avec une activité estimée à 1,4 million de tonnes de fret annuel dès la 2ème année, une seconde phase de 15 ans prévoit la mise à disposition d’un quai adjacent de 350 mètres ainsi que des installations et équipements complémentaires pour une activité supérieure à 3 millions de tonnes par an.

Dans cette 2ème phase, les travaux de construction de terminaux aluminium, hydrocarbures, gaz naturel liquéfié ainsi que d’un appontement minéralier pour le fer de 24 mètres de tirant d’eau, seront financés par des opérateurs économiques et industriels et selon le schéma ‘’Built Operate Transfer” (BOT).

A l’horizon 2040, le Cameroun ambitionne la construction d’une vingtaine d’autres terminaux à ce port qui sera notamment relié à certaines parties du pays par une ligne de chemin de fer.

© CAMERPOST avec © APA

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