Comment vendre sa musique via le numérique

En prélude au marché de la musique baptisé le Kolatier, il se tient à l’Institut français de Yaoundé, un atelier de formation à l’attention des artistes et des labels de musique.

Anne Jacqueline
Anne Jacqueline

Les artistes africains crient à la galère. Les disques physiques ne se vendent (presque) plus. Les concerts sont de plus en plus rares. Quand bien même il en existe, « on nous demande de faire les premières parties des artistes venues d’ailleurs. Les promoteurs nous exigent de chanter gratuitement ou à un prix dérisoire, moins de vingt mille (20.000) Fcfa quand celui venu d’ailleurs gagne dix millions (10.000.000) Fcfa », se lamente, sous anonymat, un artiste camerounais évoluant dans le hip-hop. Ceci est probablement dû à l’image qu’ils présentent. Il faut sortir de cet obscurantisme. S’ouvrir au monde via le numérique dans l’espoir de gagner davantage. En notoriété. C’est pour cette raison qu’est organisé depuis le 28 octobre, ce pour deux jours, un atelier de formation à l’attention des artistes et des labels de musique africains venus du Burundi, du Sénégal, du Cameroun et même du ministère des Arts et de la culture camerounaise.

Il est placé sous le thème « Musique et économie numérique ». Animé par Anne Jacqueline sous la direction du Conseil francophone de la musique et le Salon international de la musique africaine (Sima). Une grande première pour le Kolatier et en Afrique. « Quand il faut tirer les vers du nez, ça demande beaucoup de courage et il faut l’encourager. Je soutiens le Kolatier depuis très longtemps et je suis content de savoir que le Sima l’accompagne. C’est la première fois que cet évènement est organisé sur le continent africain et j’espère que ce sera bénéfique à tous », espère Jean-Marc Genier, le président du Conseil francophone de la musique. Durant la première journée, Anne Jacqueline s’est appesantie sur des plateformes de diffusion de musiques. Dans un ordre croissant, il y a Google (avec youtube), Amazone, Facebook et Apple (avec itunes). En s’appuyant sur des exemples précis, elle conseille de « vendre sa musique sur itunes en passant par un distributeur comme « Believe » qui est le N°1 en Europe ou par un grand label reconnu dans le monde ou encore par un aggrégateur comme Zimbalam qui travaille directement avec l’artiste. Et pour chaque musique mis en ligne, tu dois payer 30 euros (environ 19.700 Fcfa) ou aussi Deezer qui aime les artistes indépendants ».

Anne Jacqueline, qui aussi avec un distributeur numérique en France, a donné aux différents participants quelques sites internet plus dynamiques pour promouvoir sa musique et avoir automatique un retour quand on parle de son activité. De même, elle a expliqué, de manière pratique, comment préparer sa musique pour internet et optimiser sa newsletter. Pour ceux qui ont un site internet ou un blog. Pour cette deuxième journée, un accent est mis sur la gestion des comptes officiels sur les réseaux sociaux (Facebook, Twitter…).

Frank William BATCHOU
A Yaoundé

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1 Commentaire sur "Comment vendre sa musique via le numérique"

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Villard Herve Njiéle

je sais que tu m’aimes trop et comme je suis souvent absent aux rendez-vous où tu m’attends,tu as écrit absent au lieu de “accent”

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