Classement liberté de la presse : le Cameroun au 126e rang selon RSF

Le journaliste Félix Cyriaque Ebolé Bola et ses deux confrères comparaissent le 22 janvier devant un tribunal militaire | © Youtube
Le journaliste Félix Cyriaque Ebolé Bola et ses deux confrères ont comparu le 22 janvier dernier devant un tribunal militaire de Yaoundé | © Youtube

Le Cameroun a gagné sept places et figure ainsi au 126e rang, sur 180 pays, du classement mondial de la liberté de la presse 2016 publié mercredi par Reporters sans frontières (RSF).

Malgré cette amélioration par rapport à l’année dernière, le Cameroun n’est pas moins épinglé au niveau de ses radios à capitaux privés qui, selon RSF, restent «sous la menace permanente d’une fermeture».

En effet, en dépit de la floraison de chaînes à travers le pays, le gouvernement se hâte lentement de leur attribuer un agrément définitif, une technique qui, selon l’ONG, est utilisée par le gouvernement pour continuer à faire planer le spectre d’une interruption d’émission.

Deux de ces médias ont ainsi arrêté de diffuser à Bafoussam (Ouest) «parce qu’elles avaient déplu au gouvernement de Paul Biya».

Dans le même temps, ajoute RSF, les journalistes qui «dérangent» sont facilement mis aux arrêts ou accusés de «terrorisme», un motif vague qui permet des arrestations arbitraires, plus ou moins prolongées : une nouvelle loi anti-terroriste prévoit de traduire les prévenus devant les tribunaux militaires.

Le gouvernement camerounais, note-t-on, est régulièrement épinglé par les ONG internationales pour ses atteintes répétées à la liberté de presse, une accusation qu’il met un point d’honneur à réfuter avec véhémence, appuyé en cela par des médias aux ordres.

© CAMERPOST avec © APA