Charly Templar: « Je suis le premier DJ camerounais à recevoir une distinction internationale » – 24/09/2014

Jeune DJ Camerounais résident en Australie, Charly Templar, a récemment été distingué aux  afro-australia music & movie awards.

Charly Templar avec son trophée Afro-Australia Music & Movie Awards.
Charly Templar avec son trophée Afro-Australia Music & Movie Awards.

Vous venez de remporter un prix international pouvez nous dire comment cela s’est passé ?

Les deux trophées remportés au AFRO-AUSTRALIA MUSIC & MOVIE AWARDS (AAMMA Awards 2014) sont celui du Meilleur DJ et Meilleur Mentor (Travailleur Social). AAMMA célèbre tous les africains qui vivent en Océanie.  L’évènement est tenu chaque année au mois de Septembre. La dernière édition a connu pour la toute première fois, la participation du Cameroun. Dans les deux  catégories (DJ & MENTOR) plus de quarante candidats originaires du Nigeria, Ghana, Afrique du Sud, Somalie, Sierra Leone, Benin, Kenya, Ethiopie, Zimbabwe, Zambie entre autres étaient en compétition. Nous étions une dizaine dans la catégorie BEST DJ. Les critères de distinction étaient les suivant : le DJ le plus Booké, c’est-à-dire avec le carnet de prestations le plus rempli, notamment en termes de tournées internationales. Je dois dire que sur ce point, cela a été relativement facile pour moi de remplir ce critère. Par contre, pour le BEST MENTOR, la compétition fut plus rude car la majorité des trente candidats vivent et travaillent en Australie depuis plus de 10 ans. Mais la balance a tourné en ma faveur car le travail que j’abats dans la région des aborigènes a porté ses fruits en très peu de temps. De manière concrète, j’engage les jeunes aborigènes qui sont parfois des alcooliques, des drogués ou des défavorisés dans divers secteur d activités.  C’est également pour ce travail là que j’ai en outre été reçu et félicité par de nombreuses hautes personnalités politiques et membres du gouvernement australien.

Charly Templar  pouvez-vous nous dire qui vous êtes ?

Je suis Charly Templar, Travailleur Social et DJ Professionnel.  J’ai quitté le Cameroun en Mars 2007 pour la Thaïlande, où j’ai reçu une bourse d’étude pour faire une Maîtrise. Quelque temps plus tard, J’ai commencé à travailler comme enseignant. En réalité le travail de DJ est plus une passion pour moi, donc je profitais des moments de liberté notamment les week-ends, pour exercer à Bangkok la capitale Thaïlandaise.  En Janvier 2011, J’ai décidé de me trouver un nouveau challenge, en acceptant un contrat de six mois au Koweït comme enseignant dans une école internationale. En Juillet 2011, après la fin de mon contrat au Koweït. J’en ai profité pour faire une tournée DJ. Cette tournée m’a amené  au Népal ; à Taiwan ; en France ; au Danemark ; en Thaïlande ; au Cambodge et enfin au Laos. En Octobre 2011, j’accepte un contrat de travail comme Youth work Mentor en Australie et je décide de réaliser un de mes rêves à savoir : découvrir et travailler dans le territoire des Aborigènes au Nord de l’Australie.

Revenons à vous, comment avez-vous débuté dans la musique ?

Déjà au Cameroun, j’animais des soirées d’étudiants à l’université de N’Gaoundéré et dans les boites de nuit de la ville. La musique est surement en tout citoyen camerounais, tellement nous avons une culture riche, musicalement parlant.

Au Cameroun vous n’êtes pas très connu, que comptez-vous faire pour que les camerounais vous connaissent  mieux ?

Je mène juste ma petite vie et estime que ceux qui ont déjà entendu parler de moi, partagent ces expériences avec les autres. Toute ma vie est étalée sur le net et cela relève d’un conte de fées comme me disaient mes idoles DJ CUT KILLER & DJ PREMIER pendant des tournées DJ.  www.charlytemplar.com  est mon site web officiel et il est en 5 langues. Moi, je me suis donné pour mission en ma qualité de DJ, de faire connaître le Cameroun au public diversifié pour lequel je preste.

Une certaine opinion estime que le style DJ c’est faire de la musique au rabais, une sorte de raccourci ou si vous préférez de la facilité. Que répondez-vous à ceux là ?

C’est plutôt facile de juger quand vous ne connaissez rien dans le domaine. Être un bon DJ, et avoir de l’aura au niveau internationale, requièrent un style et une qualité musicale exceptionnelle. Il faut constamment créer, bosser et réfléchir sur de nouvelles vibes sinon quelqu’un d’autre prendra votre place.

De nombreux jeunes camerounais se lancent dans ce style musical sans de véritables bases dans le domaine de la musique. Quels conseils pouvez-vous donner à ceux là ?

Je sais combien c’est difficile de travailler comme DJ au pays, et prétendre faire valoir vos qualités à l’échelon planétaire quand vous n’avez même pas un bon matériel en Boite de nuit. Le vrai apprentissage, les efforts, la patience, combinés à la qualité, l’éducation et la chance sont de bons ingrédients pour la réussite.

 Un dernier mot?

Je serais au Cameroun en Décembre 2014. Je reste humble, simple et répond presque toujours à tous les mails que je reçois des fans ou amis. Musicalement, je travaille actuellement sur  ma prochaine mixtape et sur le remix de Njama Njama Cow de Stanley Enow. Ces deux productions seront publiées et téléchargeables  sur le net.

© Camer Post – Entretien réalisé par Hakim ADBELKADER

Liens utiles :

www.soundcloud.com/charly-templar

www.facebook.com/charlytemplar

www.charlytemplar.com

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