Centrafrique : Le nouveau gouvernement toujours attendu – 15/08/2014

La nouvelle équipe devrait conduire le pays aux élections et à la fin de la transition.

La présidente centrafricaine de la transition Catherine Samba-Panza avec son homologue congolais Denis Sassou-Nguesso à Brazzaville, le 8 février 2014 AFP PHOTO / GUY-GERVAIS KITINA
La présidente centrafricaine de la transition Catherine Samba-Panza avec son homologue congolais Denis Sassou-Nguesso à Brazzaville, le 8 février 2014
AFP PHOTO / GUY-GERVAIS KITINA

La Centrafrique est toujours dans l’attente de son prochain gouvernement. La responsabilité de sa composition a été confiée depuis dimanche dernier à Mahamat Kamoun, par Catherine Samba-Panza, la présidente de Transition. C’est ce gouvernement qui aura pour mission de veiller à un retour à la paix dans le pays. Ce processus de normalisation devra culminer avec la tenue d’élections présidentielles et législatives transparentes. Mais la constitution de la nouvelle équipe gouvernementale est loin d’être une sinécure. Le nouveau gouvernement centrafricain doit traduire toute la diversité politique et sociologique du pays. Il doit surtout tenir compte des termes de l’accord de cessez-le feu signé au Congo il y a quelques semaines.

Du reste, la nomination du nouveau Premier ministre, Mahamat Kamoun a suscité une vive réaction de la Séléka. Son porte-parole a annoncé que le mouvement ne participera pas au prochain gouvernement. Pour l’ex-rébellion devenue l’un des principaux acteurs de la vie politique centrafricaine, c’est un de ses membres qui devait être nommé au poste de premier ministre. Mais en dehors de la Séléka, la plupart des acteurs politiques semblent favorables à la formation d’ungouvernement d’union nationale. Depuis dimanche dernier, Mahamat Kamoun multiplie les consultations avec les forces vives centrafricaines pour le casting du futur gouvernement. Une fois constitué, l’un des premiers défis du prochain gouvernement sera de restaurer la sécurité dans le pays et de trouver une solution au drame humanitaire. En effet du fait des violences, des dizaines de milliers de Centrafricains ont été déplacés et vivent depuis de longs mois dans des conditions précaires.

Source : © Cameroon Tribune

Par Simon Pierre ETOUNDI

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