Centrafrique: la course à la présidence de la transition a commencé

En République centrafricaine (RCA), depuis la démission du président Michel Djotodia, le 10 janvier, le Parlement de transition a été chargé d’organiser, dans les quinze jours maximum, l’élection d’un nouveau chef de l’Etat. Alexandre-Ferdinand Nguendet, l’actuel chef de l’Etat par intérim et président du Conseil national de transition (CNT) n’était pas candidat.

Les membres du Conseil national de transition lors d'une session spéciale pour élire un nouveau président par intérim. (Photo Eric Feferberg. AFP)
Les membres du Conseil national de transition lors d’une session spéciale pour élire un nouveau président par intérim. (Photo Eric Feferberg. AFP)

Les critères d’éligibilité sont en cours de négociation et seront validés par le Parlement, jeudi 16 janvier. Selon sa vice-présidente, Léa Koyassoum Doumta, un consensus serait déjà atteint pour que les leaders politiques, les ministres ou chefs de parti ne puissent pas se présenter, tout comme les militaires, les membres d’une milice ou d’un groupe armé.

Léa Koyassoum assure également que les 134 conseillers ont accepté le principe de leur propre inéligibilité, un principe auquel certains conseillers sont toujours opposés, malgré la pression de la communauté internationale, dans un souci d’impartialité. En effet, au sein du CNT, ses conseillers sont chargés de désigner, par le vote, le prochain président de transition et risqueraient donc d’être juge et partie.

Ce mercredi matin, Alexandre-Ferdinand Nguendet, président du CNT et de la transition par intérim, a accepté, à la demande de la communauté internationale de se retirer de la course.

Par ailleurs, l’élection du président par les conseillers – initialement prévue samedi – pourrait être reportée à dimanche ou lundi 20 janvier.

source: RFI