Centrafrique : Grogne dans les Forces armées suite au non versement de des salaires – 03/02/2015

 Des soldats de l'armée centrafricaine (ex-Séléka) le 30 décembre dans le quartier PK 11, au nord de Bangui. (Photo Miguel Medina. AFP)
Des soldats de l’armée centrafricaine (ex-Séléka) le 30 décembre dans le quartier PK 11, au nord de Bangui. (Photo Miguel Medina. AFP)

Des soldats centrafricains, outrés par le non versement de leurs salaires, envisagent de manifester dans les rues de Bangui, a révélé le lieutenant-colonel Désiré Bakossa, sous-chef d’Etat-major, chargé des opérations des Forces armées centrafricaines.

Dans une interview a la radio nationale, lundi soir, Le lieutenant-colonel Désiré Bakossa a déclaré que le commandement militaire est au courant de ce projet de manifestation qu’il a qualifié de ‘’suicidaire pour ses auteurs”.

Selon cet officier, les forces internationales ainsi que d’autres forces de défense seront mobilisées pour empêcher ce projet qui ne fera qu’enfoncer davantage le pays et déshonorer les militaires centrafricains.

Les Forces Armées Centrafricaines ne sont plus opérationnelles depuis la prise du pouvoir par la coalition rebelle séléka le 24 mars 2013

La communauté internationale a imposé un embargo pour le réarmement des Forces Armées Centrafricaines sous prétexte que c’est une force mono ethnique car composée majoritairement des membres de l’ethnie du Président général déchu, François Bozizé, les Gbaya.

Les nouvelles autorités de la transition ont demandé en vain la levée de cet embargo pour rendre opérationnels ces militaires afin de faire face à l’insécurité persistante dans le pays.

Cette inactivité apparente de ces militaires contraste avec les rapports publiés sur l’insécurité qui persiste encore dans le pays.

Ces rapports ont relevé que beaucoup d’entre les militaires composent les milices chrétiennes antibalakas auteurs de braquages à mains armées, viols, kidnappings et autres violences sur la population à Bangui et dans une partie de la Centrafrique.

Ainsi à la prison centrale de Ngaragba, la majorité des détenus sont en partie constitués par ces militaires bandit

Le nouveau commandement militaire mis en place par la Présidente de Transition Catherine Samba Panza a maintes fois opéré un contrôle des effectifs pour débusque ces soldats indélicats.

Cette situation a permis le non versement de salaires à ceux qui ne se sont pas soumis à ces contrôles car ils sont qualifiés de déserteurs.

Selon le lieutenant-colonel BAKOSSA, c’est cette frange des Forces Armées Centrafricaines « FACA » qui veulent manifester.

La RCA compte plus de cinq mille soldats dont la plupart sont dans la nature.

© CamerPost avec © APA

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