CEMAC : l’Afrique centrale envisage la création d’une raffinerie communautaire de pétrole – 19/06/2015

L'Afrique centrale envisage la création d'une raffinerie communautaire de pétrole | Illustration/DR
L’Afrique centrale envisage la création d’une raffinerie communautaire de pétrole | Illustration/DR

Une raffinerie communautaire de taille importante des pays membres de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) pourrait voir le jour dans les années à venir pour la matérialisation d’une politique commune de raffinage et de distribution des produits pétroliers à l’étude au sein de la Commission de la CEMAC.

C’est un projet préconisé en vue de l’opérationnalisation du Programme économique régional (PER) et de la Vision CEMAC 2025 qui vise à faire de cette région composée du Cameroun, du Congo, du Gabon, de la Guinée équatoriale, de la République centrafricaine (RCA) et du Tchad “un espace économique intégré et émergent” au cours des 15 prochaines années.

D’après un constat officiel, “pour être rentable, une raffinerie doit avoir une taille supérieure à un seuil critique et le niveau d’équipement adéquat. C’est une contrainte technique pour les industries lourdes, les cimenteries par exemple. Les trois raffineries existant en zone CEMAC (Gabon, Cameroun et Congo) , ainsi que la quatrième qui est projetée par le Tchad, sont toutes de petite taille et condamnées à perdre de l’argent.”

Pour permettre l’avènement d’une industrie pétrolière compétitive au profit toute la région, la Commission de la CEMAC se propose de mener une réforme est suggérée pour la mise en place notamment d’une raffinerie régionale ayant la taille critique et réunissant ses pays membres et d’autres, produisant à un coût concurrentiel et pour un marché régional.

“La question de la mutualisation des moyens de production ou des moyens de raffinage dans le domaine pétrolier est une simple question économique. Si les rapports d’échelle font que c’est mieux transformé ensemble et ensuite chacun reprend sa part, eh bien ce serait illogique de ne pas recourir à cette voie”, a justifié à Xinhua Jean Eudes Teya, commissaire au département de l’étude, de la recherche et du développement social, chargé des droits de l’homme et de la bonne gouvernance.

Le site d’implantation du projet et son calendrier d’exécution restent à déterminer par une étude de faisabilité prévue et pour laquelle un financement de 1,5 milliard de francs CFA (3 millions de dollars) est annoncé, dédié en outre à une réflexion relative à la création d’une plateforme régionale de stockage de produits pétroliers.

Pour cet autre projet, le site du port en eau profonde de Pointe-Noire, la métropole économique du Congo, est cité comme une option forte.

L’exploitation pétrolière occupe une place capitale dans les économies de cette région. D’après les estimations de la Banque des Etats de l’Afrique centrale (BEAC), elle représente 35,6% du produit intérieur brut (PIB) sous-régional, 56,1% des recettes budgétaires et 69,1% des recettes d’exportation.

Cette activité n’a cependant pas permis d’impulser une véritable dynamique de développement économique dans ces pays, connus pour être faiblement dotés en infrastructures de base. A part le Cameroun, l’existence d’un tissu industriel digne de ce nom fait défaut dans la plupart d’entre eux.

Source : © Agence de presse Xinhua

Poster un Commentaire

Soyez le premier à commenter !

Me notifier des
wpDiscuz