Banque – Distributeurs automatiques : des caches sur les claviers

Des caches sur les claviers des distributeurs automatiques de billets de Banque | Illustration/DR
Des caches sur les claviers des distributeurs automatiques de billets de Banque | Illustration/DR

Après l’offensive de malfaiteurs munis de caméras-espions vers les automates, des banques renforcent la sécurité.

A en croire certains responsables de banque, l’innovation ne suit pas des actes de piraterie. Ces rectangles de plastique ouverts à leur base et arrondis sur les bords sont plutôt des moyens de prévention. Au regard de « l’évolution des activités de monétique dans la zone Cemac et des risques liés aux fraudes », le dispositif a été mis en place dans tous les guichets de distributeurs automatiques du réseau, commente un cadre d’Afriland First Bank, banque nationale. Une centaine de caches-claviers en l’espèce donc. Comme son concurrent camerounais, la Bicec, filiale d’un établissement multinational français, s’est aussi dotée de tels équipements. Sans commentaires sur le changement.

Pour autant, l’on se souvient que la police a mis le grappin sur un gang de fabricants de fausses cartes monétiques à Yaoundé. Le quinté de malfaiteurs disposait des mini-caméras sur certains distributeurs et pouvait ainsi enregistrer sans coup férir les précieux codes Pin tapés par leurs victimes sur les claviers. L’insécurité des transactions électroniques dont on parle souvent en faisant référence aux escrocs sur Internet actifs dans certaines villes universitaires du Cameroun n’était plus alors une réalité virtuelle.

Si l’on cherche chez les banquiers à être proactifs, la barrière supplémentaire n’est pas encore généralisée. Le coût de l’investissement peut-être, plusieurs dizaines de millions de francs, dans le cas d’Afriland, freine l’installation de cet outil qui va rentrer dans les mœurs des utilisateurs. Si toutes les banques du moins suivent le mouvement. Ce d’autant plus qu’il devrait améliorer la sécurité de ceux qui en bénéficient, comme l’espère Solange Bebey, utilisatrice à Douala. Bien que tout le monde ne semble pas convaincu de la capacité de défenseur du cache-clavier.

« Tout ce qui est nouveau suscite des interrogations auprès de la clientèle curieuse de comprendre l’utilité de cet outil. Nombreux sont ceux qui sont surpris de voir ce nouveau dispositif et ont parfois peur d’effectuer leurs opérations », analyse Bouba Kaélé, du service de marketing et communication d’Afriland. Pour rassurer la clientèle, la banque a choisi d’expliquer. En attendant, les spécialistes de la sécurité ne peuvent que rappeler des règles simples. Comme la confidentialité du code Pin, qui ne devrait être communiqué à personne d’autre que soi-même.

Source : © Cameroon Tribune

Par Jean Baptiste KETCHATENG

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