CAN : Une quinquagénaire qui refuse de vieillir – 17/01/2015

Le vainqueur de la CAN 2015 sera connu le 8 février à Malabo, en Guinée Équatoriale. © AFP
Le vainqueur de la CAN 2015 sera connu le 8 février à Malabo, en Guinée Équatoriale. © AFP

La Coupe d’Afrique des nations (CAN), dont le coup d’envoi de la 30ème édition sera donné ce samedi à Bata, en Guinée Equatoriale, a pris sa racine lors d’une réunion tenue les 6 et 7 juin 1956 à l’hôtel Avenida de Lisbonne, au Portugal.

A cette réunion ayant regroupé sept responsables du football de trois pays africains (les Egyptiens l’ingénieur agronome Abdelaziz Abdallah Salem, le lieutenant-colonel Mohamed Latif et l’ex-arbitre Youssef Mohamed, les Soudanais Dr Abdel Halim Mohamed, Abdel Rahim Shaddad et Bédawi Mohamed Ali et le Sud-Africain d’origine britannique Fred W. Fell) fut arrêté le principe de la création de la Confédération africaine de football (CAF) et du lancement, dès 1957, d’une compétition africaine réservée aux sélections nationales.

Passant à l’acte, la naissance de la CAF fut officiellement proclamée le 8 février 1957 dans la capitale soudanaise, et, deux jours plus tard, le stade de Khartoum, inauguré quatre mois plus tôt, abritait le coup d’envoi de la CAN, avec trois équipes en lice : Egypte, Soudan et Ethiopie.

L’Afrique du Sud, sous le régime de l’apartheid et dans l’incapacité d’aligner une équipe mixte, ayant été forfait. Égyptiens et Soudanais suggérèrent alors un championnat triangulaire, mais M. Tessama, estime que la qualification de son pays, l’Ethiopie (qui devait affronter l’Afrique du Sud) pour la finale devait être acquise et ainsi il obtint gain de cause. Mais le premier sacre continental est revenu à l’Egypte.

A la 3ème assemblée générale de la CAF, tenue en marge du congrès de la Fédération internationale de football (FIFA), en 1958 à Stockholm (Suède), attribuant l’organisation de la 2ème et de la 3ème édition de la CAN à l’Egypte et à l’Ethiopie, fut définitivement expulsée l’Afrique du Sud de la Confédération.

La CAN commençait ainsi à écrire les pages de son histoire, avec des hauts et des bas, et son lot d’émotions et de sensations à travers tout un continent, sous l’impulsion des cinq présidents qui se sont succédé à la tête de la Confédération depuis bientôt 35 ans : les Egyptiens Abdelaziz Salem (1957-1958) et le Général Mostafa (1958-1968), le Soudanais Abdelhalim (1968-1968), l’Ethiopien Ydnekatchew Tessema (1972-1987) et le Camerounais Issa Hayatou, en poste depuis mars 1988.

De trois pays au départ, en 1957, le nombre de participants a beaucoup évolué, passant à 4 en 1962, 6 en 1965, 8 en 1970, 12 en 1992 et 16 depuis 1998.

Aujourd’hui, la CAN est le troisième évènement de football le plus suivi au monde après la Coupe du monde et l’Euro. C’est le plus grand rendez-vous sportif africain et son audience ne cesse de s’agrandir. Mais aussi de capter d’importantes ressources financières tirées de la vente des droits de télévision et de l’apport des sponsors.

Depuis 2013, la CAN se joue lors des années impaires (mais toujours tous les deux ans) afin d’éviter qu’elle continue de se disputer la même année que la Coupe du monde de football. Depuis sa création, la compétition s’est toujours disputée suivant une périodicité arrêtée par la CAF. Une constance que même le désistement tardif du Maroc, initialement désigner pour abriter la 30ème édition mais qui a émis le voeu d’un report en raison de l’épidémie d’Ebola, n’a pas remis en cause.

La Guinée Equatoriale s’est substituée à pied levé au royaume chérifien pour accueillir la plus prestigieuse compétition sportive continentale.

© CamerPost avec © APA

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