Camrail s’offre une carrière à 2,4 milliards de Fcfa

Le ministre camerounais des Transports, Robert Nkili, et Hamadou Sali, le président du Conseil d’administration (Pca) de la Cameroon Railways (Camrail), concessionnaire du chemin de fer camerounais, ont procédé le samedi 31 août 2013 à Belabo, dans la région de l’Est, à l’inauguration de la carrière d’Ebaka, financée par Camrail, pour un montant total de 2,4 milliards de francs Cfa.«Cette carrière pour laquelle on peut a priori poser la question de sa corrélation au Chemin de fer, est un instrument qui va participer de manière significative à la mutation technologique de notre ligne de chemin de fer », a déclaré le PCA de Camrail, avant d’ajouter : «Il s’agit en effet d’arrimer notre chemin de fer au standard international au moyen de l’utilisation  du rail de 54 kg en lieu et place du rail de 36 kg, de l’utilisation  de la traverse en béton armé en lieu et place de la traverse bois et/ou métallique utilisée sur notre réseau, du changement du système d’attache du rail sur la voie, de la production de ballast de qualité».

A partir de cette carrière dont le potentiel d’exploitation est estimé à 1,8 million de tonnes, a précisé le PCA de Camrail, entreprise du groupe Bolloré Africa Logistics, «ambitionne de fabriquer 290 000 traverses bi-blocs  et de produire 245 000 mètres cubes de Ballast, destinés à la rénovation de 175 km de voie entre Batchenga et Ka’a», dont le lancement officiel des travaux avait eu lieu le 29 août 2013 dans la localité de Batschenga, non loin de la capitale camerounaise.

S’étirant sur 1250 hectares, la carrière d’Ebaka qui dispose « de l’une des roches les plus prisées de l’Afrique centrale », selon Camrail, emploie 72 agents permanents dont 77% ont été embauchés localement, a révélé le Pca de Camrail, qui a par ailleurs indiqué qu’ «au sujet des engagements financiers au plan local», la mise en place de la carrière d’Ebaka a induit des investissements de plus de 100 millions de francs Cfa depuis 2010, en termes d’achat direct au profit des fournisseurs locaux.

(Agence Ecofin)