Cameroun/France – Livre de Vincent Hugueux sur les Premières Dames d’Afrique: Réactions aux “révélations” sur Chantal Biya – 21/05/2014

Un journaliste de L’Express vient de publier un livre sur les premières dames d’Afrique. Un ouvrage jugé outrageux par des lectrices camerounaises dans l’Hexagone. Elles réagissent en chœur.

Chantal Biya.  Lors de l'adhésion de Sylvia Bongo Ondimba à Synergies africaines contre le sida et les souffrances. © DR
Chantal Biya.
Lors de l’adhésion de Sylvia Bongo Ondimba à Synergies africaines contre le sida et les souffrances. © DR

Dans un livre-poubelle comme il sait en écrire à profusion, et sans une véritable enquête de terrain, le journaliste français Vincent Hugueux vient de commettre un opus dédaigneux enflé de grossiers mensonges, de facéties faisandées et de rumeurs avariées. Le prétendu livre-enquête de notre scribouillard amateur s’appelle “Reines d’Afrique, le roman vrai des Premières Dames” et porte sur des pseudos biographies médisantes écornant l’image de marque de quelques épouses de chefs d’Etat africains dont certaines d’entre elles comptent pourtant parmi les plus adulées, les plus mignotées et les plus médiatisées du Continent. Pour ces épouses de chefs d’Etat africains qui bénéficient d’une belle auréole populaire, et d’un très bon crédit de magnificence grâce à leurs œuvres humanitaires, le journaleux détracteur a délibérément opté de les peindre autrement, en trempant sa plume malintentionnée dans de l’acide sulfurique, et en couvrant quelques-unes d’opprobre, d’insanités, et de médisance.

Parmi les dames les plus vilipendées de l’ouvrage, figure la Première dame du Cameroun, Madame Chantal Biya outragée dans un faux «roman vrai» truffé de mensonges, et dont le contenu du chapitre réservé à l’épouse du Président camerounais est volontairement empli d’offenses malhabiles, de menteries vaines et de contrevérités abjectes que seules savent pondre la rumeur et les fausses enquêtes journalistiques récoltées dans des bistrots et gargotes désuets. Tout en puisant ses informations erronées dans des buvettes, Vincent Hugueux outrage explicitement la Première dame du Cameroun, sans porter les gants de galanterie que recommande la bienséance masculine, surtout quand on parle d’une femme; et de surcroit la femme d’un chef d’Etat… La déontologie recommande qu’on reste circonspect et courtois lorsqu’on écrit sur une Première dame étrangère.

Imaginons un seul instant qu’un journaliste camerounais injurie la Première dame de France… Là se situe justement le rubicond qu’a osé franchir Vincent Hugueux, au mépris des ? diplomatiques qui exigent que l’on se respecte tout en respectant autrui. Que non! Hugueux a choisi l’invective et l’injure, le dénigrement, le persiflage et la dérision comme mode d’expression et de description porté sur une dame de cœur que ses compatriotes aiment, adulent et respectent. C’est ce tollé inadmissible qui explique et justifie notre courroux car nous sommes profondément blessés par les inepties profanatrices d’un journaliste affamé de sensationnalisme. C’est aussi au nom de notre soutien à notre Première dame que nous réagissons, en chœur, au nom de tous les Camerounais refusant la diabolisation de l’épouse de leur Président. Toutefois, dans notre quête de compréhension des questions à poser sur la motivation réelle du journaleux dans ses intentions larvées et ses véritables desseins de dénigrement tous azimuts.

Au juste, dans quel registre épistolaire peut-on classer le fameux roman de Vincent Hugueux s’il n’obéit aucunement aux canons classiques de la biographie ou même de l’hagiographie ? Une biographie romancée ne relève pas de la vérité ou de la réalité, mais de l’imaginaire et de l’esthétique scripturale. En plus, on ne peut prétendre écrire un livre objectif sur des portraiturés triés au volet, en approchant certaines, et en se contentant d’amasser un ramassis d’anecdotes utopiques pour parler des autres. Le scandale formel apparait dans la dichotomie d’approche dudit livre. Comment comprendre que dans le même livre, Hugueux joue les gueux en s’entretenant avec quelques premières dames, et en couvrant de flétrissure celles qu’il n’a pas réussi à rencontrer? Tel est le constat général qui se dégage de ce livre subjectiviste à géométrie variable.

Cet ouvrage niais manque d’objectivité. Comment admettre, par exemple, que pour le même livre, Hugueux ait approché et interviewé Madame Dominique Ouattara et qu’il se soit contenté des ragots et des commérages pour ce qui concerne Madame Chantal Biya ? Ce genre de littérature déséquilibrée, détraquée et irresponsable n’a aucune parenté avec la littérature savante et objective. Non! Hugueux-le-gueux! L’histoire de Madame Chantal Biya n’est pas un conte de fée échappant à vos décomptes de clochard des palais africains, mais son histoire, la vraie, relève d’un parcours normal pour un destin prédéterminé et assumé. Cette grande dame, notre Première dame, que vous couvrez d’autant d’injures, de médisance, de calomnie, de félonie est bel et bien l’épouse de notre chef d’Etat, le président de la République, SEM Paul Biya, élu et réélu grâce à l’addition de nos millions de suffrages universels… Non! Le Cameroun n’est ni une principauté, ni un royaume. Mais, une République démocratique qui tient toutes les institutions: Le Sénat, l’Assemblée nationale, un Gouvernement, en plus de l’attelage républicaine respectant la séparation des pouvoirs entre l’Exécutif, le Législatif et le Judiciaire. Le Cameroun est une Nation de paix présidée par un chef d’Etat élu par le peuple, et qui sera élu autant de fois qu’il plaira au peuple souverain…

Potins de copains

Un journaliste éloquent ne s’attarde pas sur la toilette de son portraituré, mais cerne son rôle, son devoir, en menant une vraie enquête au cœur de l’épicentre où vit son sujet de recherche, et non à mille lieues du lieu d’enquête. L’ouvrage déconnecté et décalé de Vincent Hugueux appartient à la famille abjecte des livres néocoloniaux rédigés sur l’Afrique, en faisant fi de notre indépendance, et en ignorant que les temps de subordination ont changé. Le regard méprisant que porte un journaleux français sur la Première dame d’un pays tropical confirme l’amalgame et la confusion pérenne que font certains attardés grincheux sur notre continent. OUi ! Hugueux-le-gueux appartient à l’ignoble portion de racistes qui croient tout savoir de l’Afrique, qui viennent quémander l’aumône en nous insultant hypocritement du fond du cœur. L’aspect raciste d’Hugueux est perçu en page 44 lorsqu’il désigne l’ancienne Première dame de France, Carla Bruni, par son nom, et quelques lignes plus tard, désigne Madame Chantal Biya par un simple patronyme: «Chantou». Passons outre les galipettes et cabrioles dont il affuble Madame Biya, à l’instar d’une prétendue maladresse exécutée devant le Pape Benoit XV en visite à Yaoundé… Notre journaleux qui se délecte de rumeurs était-il présent dans la capitale camerounaise au moment des faits qu’il a bassement inventé dans sa ciboule malveillante? On appelle ce procédé vil du «journalisme vaudou», autrement dit, l’art de raconter des choses non vues et non vécues…

Pour mieux caractériser Vincent Hugueux dont la fâcheuse habitude est de dénigrer les responsables africains et l’Afrique elle-même, nous invitons les lecteurs à découvrir un extrait de texte publié sur lui par Michel Ogandaga, au lendemain d’un des multiples forfaits éditoriaux de l’intéressé au Gabon, en août 2012. Le titre est présomptif et déducteur de la mauvaise foi multirécidiviste du journaliste français dans une de ses frasques habituelle: «Gabon: Vincent Hugueux, journaliste de caniveaux et féroce prostitué de la plume». Lisez le reste du texte d’Ogandaga pour mieux appréhender l’individu: «Vincent Hugueux, pseudo journaliste de pacotille, grand prostitué français de la plume, vient de nouveau de nous pondre une de ses diatribes de caniveau habituelle sur l’Afrique avec un titre racoleur le Un été brûlant ». Dans son torchon à propos du Gabon, le prostitué de la plume parle d’ «immaturité des élites politiques librevilloises. Entre un pouvoir mal élu incapable de gérer sereinement l’adversité et l’aventurisme de l’opposition». Pour quelqu’un qui n’a jamais mis les pieds au Gabon sauf dans ses rêves imaginaires, venir parler du Gabon en spécialiste, dit-il, démontre aisément son incompétence notoire et la preuve indéniable que l’Express s’est fait rouler dans la farine en recrutant un imposteur malin.

«Pauvre Afrique noire! » Pour en être spécialiste, il suffit d’abord de bien préparer son baluchon européen, et s’armer d’un billet d’avion en partance, y passer quelques semaines en «gueusaillant» dans quelques dédales obscures des capitales (comme on en trouve dans toutes les grandes villes du monde), en y fréquentant ce monde hideux de la plèbe, des «has been». Adeptes de Bacchus ou de l’infanterie du plaisir. Ensuite, comme Vincent Hugeux, glaner quelques ragots de bas étages sur des personnalités, distillés par des arrivistes mafieux qui après avoir été poursuivis par leurs études, se sont installées dans la cupidité des réseaux mafieux. Après quoi, les griffonner sur des parchemins aussi morbides que le personnage lui-même; et enfin publier tous ces ramassis soit chez un sombre éditeur, soit chez un éditeur de renommée mais complaisant ou avide de sensation pour se proclamer à la fin des fins tout égo, spécialiste des questions africaines. Le prototype de ce genre d’individu vous le résumerez en la personne de Vincent Hugeux. Vraiment nous sommes très ennuyés d’avoir à parler d’un prostitué notoire de la plume qui «accidentellement» s’est trouvé une planque de grand reporter dans un journal de notoriété comme L’Express.fr.(…) Dommage que le misérabilisme d’un morveux maître chanteur vagabondant de capitale en capitale, vienne troubler le travail pointilleux et respectueux de plusieurs générations de journalistes. «Quand l’histoire resurgit, c’est toujours sous des formes inédites, propres à décevoir les nostalgiques qui rêvent d’un simple retour au Vieil ordre des choses » écrivait Robert De Herte. Il a peut-être raison. Mais il y a des formes inédites de l’Histoire qui sont gênantes. Si dans une profession qui a acquis ses lettres de noblesses depuis Marat, en passant par Zola et bien d’autres par leur sérieux, les formes inédites que l’histoire voudrait nous servir se résument à la proclamation de journalistes cancaniers, médisants, baignant à longueur de journée dans les commérages et les potins d’un morveux comme Vincent Hugeux, il y a alors vraiment de quoi à désespérer. Celui qui croit que sous les tropiques, tenir l’équateur en équilibre par son nombril et voir le monde tourner autour de lui, n’est rien d’autre qu’un personnage cupide qui en veut à tous ceux qui essaient de donner une image digne à cette Afrique.

«On en veut pour preuve, sa haine viscérale contre les chefs d’Etat africains, les leaders dignes de l’Afrique qui entendent dire nom au diktat de l’Occident (…) Hugeux, personnage de petite vertu, adore se nourrir de cancans pour ensuite présenter une vision dantesque de l’Afrique. Tout ce qu’il dit, tout ce qu’il écrit de l’Afrique est désespérément affligeant. (…) Hugeux, le pouvoir d’antan qui faisait de vous et les siens, les seuls maîtres à penser de l’univers est bien un astre mort, aujourd’hui. Ce gueux des capitales africaines, fier comme Artaban, avec ses faux airs de “m’as-tu-vu”, son attitude hautaine pour ne pas dire prétentieuse sur l’Afrique, ne compte, en réalité, que pour du beurre, parmi les véritables chercheurs sur le continent. Friand des informations graveleuses, il n’est maître de l’écriture que quand il se montre polisson vis-à-vis des chefs d’Etat africains. C’est à croire que ce prétendument ancien de Lille, .ou professeur de la rue St Guillaume gagnerait à ravaler ses insanités de factieux contre les intérêts africains. (…) Enfin-ce ‘mythomane morveux avec son esprit bouché à l’émeri, gagnerait à se moucher».
Tout y est dit concernant l’homme-profanateur. En décidant d’injurier Madame Biya, notre scribouillard n’est pas à son premier forfait, encore moins à sa toute première invective, sur le continent africain. Son livre est intentionnellement un coup marketing pour appâter les amoureux des cancans et de la médisance. Très peu sont les lecteurs qui prennent ses scabreuses publications al sérieux.

Source : © Le Jour
Par Louise Tchouffo, Adrienne Manga et Rosy Wally
Paris, France

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Josephine Moukong

Cette ouvrage ne mérite même pas l’attention des camerounais. Il est français et Dieu seul sait qu’il y a tant de chose à écrire sur les premières dames françaises. Lorsqu’il aura épuisé ce chapitre alors, il pourra disserter sur l’Afrique.

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