Cameroun : Il y a 15 ans que mourait le célèbre écrivain Mongo Béti

Mongo Beti | Ph. Archives
Mongo Beti | Ph. Archives

Demain samedi 8 octobre 2016 va marquer le 15ème anniversaire du défunt. Mongo Béti, de son vrai nom Alexandre Biyidi Awala, s’en est allé un 8 octobre 2001. Les Camerounais interrogés par CAMERPOST  ce vendredi 7 octobre ont une pensée de Mongo Béti. « Prières, louanges et demandes de messe, c’est tout ce que nous pouvons faire pour lui car il était un grand homme. L’un des plus connus de sa génération sur le continent », ont relevé plus d’un.

Mongo Béti, en effet, est mort à l’âge de 68 ans des suites de maladie. Iconoclaste et même révolté, le style de Mongo Béti s’élève contre l’oppression, la domination des puissants et la misère, retient-on de lui. « Chez lui, l’opposition n’avait  pas de couleur. Blancs et Noirs forment à l’occasion une coalition de crapules pour exploiter le petit peuple. Et cela il ne peut le taire, ayant expérimenté dans sa vie diverses formes d’abus qui ont forgé son profil de résistant », souligne un observateur averti.

A en croire ce dernier, à  la fois prolixe et prolifique, le romancier et essayiste Mongo Béti laisse une œuvre littéraire immense: “Ville cruelle” (1954) publié sous le pseudonyme de Eza Boto, “Le pauvre Christ de Bomba” (1956), “Mission terminée” (1957, réédition en 1985), “Le roi miraculé” (1958), “Main basse sur le Cameroun” (essai, 1972, réédition en 1984), “Perpétue et l’habitude du malheuré” (1974), “Remember Ruben” (1974, réédition en 1982), “La mine presque cocasse d’un Polichinelle” (1979), “Les deux mères de Guillaume Ismaël Dzewatama” (1984), “La revanche de Guillaume Ismaël Dzewatama(1984), “Lettre ouverte aux Camerounais ou la deuxième mort de Ruben Um Nyobé” (essai politique, 1986), “Dictionnaire de la négritude” (avec son épouse Odile Tobner, 1989), “La France contre l’Afrique” (essai, 1993), “L’histoire du fou” (1994), “Trop de soleil tue l’amour” (1998).

© CAMERPOST par Linda Mbiapa