Cameroun : William F Clark & Co assistera Camtel dans la mobilisation de ressources financières

Nkotto Emane et William F. Clark | Crédit photo : TIC Mag
Nkotto Emane et William F. Clark | Crédit photo : TIC Mag

La firme américaine William F Clark & Co LLP assistera la Cameroon Telecommunication (Camtel), l’opérateur de télécommunication camerounais à capitaux publics, dans la mobilisation des ressources financières, qui lui permettront de porter son réseau de fibre optique à 20 000 kilomètres, soit le triple de la capacité actuelle qui est de 6000 kilomètres, a-t-on appris d’un communiqué lu sur les ondes de la radio nationale.

« Cette expansion nous permettra de connecter un million de ménages dans les zones urbaines, avec de l’internet de haut débit », a fait savoir David Nkotto Emane, le directeur général de Camtel, selon des propos rapportés par le communiqué radiodiffusé. Toujours selon les propos attribués au responsable, le financement apporté par William F Clark & Co LLP, permettra de construire deux centres de stockage des données (Data Center).

Aucun détail n’a été donné sur le montant de financement qui sera apporté par la firme américaine. Joint par email, la réponse du responsable de la communication de la Camtel reste attendue. Mais déjà on peut savoir que le financement ne devrait pas être fourni directement par la firme américaine. Cette dernière indique sur son site internet, agir principalement depuis 2010, comme « arrangeur de prêts » auprès de l’office américain de financement du développement international (OPIC) et comme courtier depuis 1978 pour le compte d’Exim Bank US, dont le président a visité le Cameroun la semaine du 11 mai.

Pour financer une phase supplémentaire d’extension de 916 kilomètres, Camtel avait reçu en 2015, un prêt de la Banque Africaine de Développement, avec pour objectif, l’extension de sa fibre optique aux pays voisins de la zone CEMAC et au Nigéria. Malgré sa situation de monopole dans la gestion de la fibre optique et le réseau de ligne fixe dans le pays, l’opérateur a du mal à dégager une dernière ligne de compte de résultats qui soit positive.

Pour Olivier Dicoh, un des analystes de la firme de notation ivoirienne Bloomfield, qui avait effectué une première notation de l’entreprise en 2014, cette situation déficitaire est compréhensible par le rôle assigné à Camtel, qui est d’investir sur le réseau d’accès généralisé aux services de télécommunication et de le gérer. Une action inscrite dans la stratégie de croissance mise en œuvre par le gouvernement et qui, par conséquent, bénéficie de la garantie souveraine.

Source : © Agence Ecofin
Par Idriss Linge

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