Cameroun – Voiries de Mvog-Antagana Mballa et Mvog-Mbi : le chantier bat son plein

Le chantier des voiries de Mvog-Antagana Mballa et Mvog-Mbi bat son plein | © CT
Le chantier des voiries de Mvog-Antagana Mballa et Mvog-Mbi bat son plein | © CT

Depuis le mois de juin, les travaux de construction des voiries de Mvog-Atangana Mballa et Mvog-Mbi sont en cours.

« Attention travaux, chantier interdit au public ». Ce message, inscrit sur une plaque géante barre l’entrée du chantier de réhabilitation du tronçon de Mvog-Atangana Mballa – Mvog-Mbi à Yaoundé. Le site de près de deux kilomètres est délimité en deux axes principaux. Le premier allant du carrefour d’Olezoa au Carrefour Coron et le second du carrefour Mvog-Mbi jusqu’au lieu-dit Cami Toyota, à l’entrée de la route de l’aéroport. Malgré l’interdiction, le chantier grouille de monde, à cause notamment du marché existant sur le site. Les vendeurs ambulants et les clients vont et viennent ainsi toute la journée, rendant la tâche difficile au constructeur, Arab contractors Cameroon. Toujours est-il que ce projet du gouvernement, inclut dans le Plan d’urgence triennal (Planut) décidé par le chef de l’Etat, devra permettrede fluidifier la circulation dans la zone.
Sur le site, le vieux bitume a déjà été enlevé.À l’aide d’engins tels que des bulldozers et des tombereaux, le sol est aplanipour la posed’un nouveau goudron.Ici et là, l’on peut encore voir ces bâtiments et maisons détruits partiellement, afin de permettre l’élargissement de la voirie.Aux abords de celle-ci, les rigoles sont déjà en train d’être montés à l’aide de dalots préfabriqués.« Ici, on travaille six jours sur sept et l’on débute dès 8h avec une pause d’une heure (12 h-13h Ndlr), pour ne finir que vers 18h », nous renseigneFabrice Djoko, ingénieur des travaux sur le site. Justement, des panneaux ont récemment été posés à toutes les entrées, indiquant des heures de travail et celles durant lesquelles la circulation est momentanément ouverte au public. En effet, les travaux ont commencé depuis le mois de juin 2016.
Il faut également relever que ce chantier n’est pas très bien accueilli par les autochtones. Ils se plaignent notamment du processus d’indemnisations qui aurait été mal conduit, selon leurs déclarations. A cause de cela, les réseaux d’électricité et d’eau qui devraient déjà être déplacés sont encore perceptibles. Les ouvriers sont parfois obligés de recourir aux agents de la Communautéurbaine de Yaoundé (CUY) pour espérer travailler dans la quiétude.

Source : © Cameroon Tribune

Par Vicky TETGA (stagiaire)