Cameroun – Virus d’Ebola : Mesures préventives quasi-inexistantes à Douala – 12/08/2014

En dehors de l’Hôpital Laquintinie où une unité de prise en charge et d’isolement des personnes atteintes dudit virus, les autres centres hospitaliers ne disposent pas de mesures sécuritaires. Même au niveau de l’aéroport international, ce n’est pas encore la grande mobilisation.

Une vue de l'Hôpital Laquintinie à Douala.
Une vue de l’Hôpital Laquintinie à Douala.

La nouvelle a circulé tel un éclair dans la ville de Douala. Par Short message service (Sms), on annonçait la découverte d’une personne atteinte du virus d’Ebola à l’Hôpital Laquintinie de Douala. Le ministre de la Santé publique est vite monté au créneau. Parmi les mesures sécuritaires annoncées, il y a la mise sur pied des unités de prise en charge des personnes vivant avec le virus. Dans la capitale économique camerounaise, son effectivité traine la patte. Et les responsables hospitaliers se fondent dans un mutisme à nul autre pareil. Pour réaliser ce travail, nous nous sommes d’abord rendus à l’Hôpital de district de Deïdo, dans l’arrondissement de Douala 1er. Puis à l’Hôpital de district de Nylon dans l’arrondissement de Douala 3ème.

Dans ces différents lieux, « il est impossible de rencontrer le docteur. On a déjà dit ça à vos collègues de la radio (Equinoxe, Ndlr) si c’est encore eux qui vous envoient », lance avec désinvolture les secrétaires rencontrés ici et là. Et pour quelle raison ? « Le docteur est en consultation actuellement, il ne peut pas vous recevoir » ou « C’est l’heure de la ronde ici. Même si vous passez la journée là, ce sera pour rien » ou encore « On a dit à vos collègues d’aller voir les responsables de la délégation (de la Santé publique pour le Littoral). C’est la hiérarchie et ils vous fourniront certainement des réponses à vos questions », annoncent-elle à chaque fois. Dans nos différents renseignements, nous apprenons, d’un homme en blouse blanche anonyme, de la mise sur pied d’une unité de prise en charge et d’isolement des personnes atteintes de virus d’Ebola à l’Hôpital Laquintinie. Sans plus ; malgré notre soif de connaître davantage dans ce centre hospitalier. A l’Hôpital CEBEC de Bonabéri dans l’arrondissement de Douala 4ème, aucune information. Personne pour répondre aux questions du reporter.

Une vue de l'aéroport internationale de Douala.
Une vue de l’aéroport internationale de Douala.

Direction, l’Hôpital de district de New-Bell. Impossible de rencontrer la directrice. On nous annonce qu’elle est nouvelle dans le centre. Et depuis son arrivée, elle n’a pas encore fait de déclaration à la presse. Une information qui s’avère exacte. Car, elle l’a personnellement dit aux confrères passés un peu plus-tôt. Dernière étape de notre périple, l’aéroport international de Douala. C’est la porte d’entrée du pays. Il faut savoir les mesures sécuritaires prises ici quand on sait qu’ailleurs, on examine de fond en comble les passagers avant leur entrée sur le territoire national. Certains pays comme le Libéria ayant fermé leurs frontières aux vols provenant des pays où les cas d’Ebola ont été d’ores et déjà déclarés. Le constat ici est hallucinant. La seule réclamation faite aux passagers en provenance du monde entier est la carte jaune (fièvre jaune et poliomyélite). Rien d’autres ! Obligé d’attendre la sortie du délégué régional de la Santé publique pour le Littoral ce 12 août 2014 pour en savoir plus sur les mesures sécuritaires mises en place pour barrer la voie au virus d’Ebola à Douala et par extension au Cameroun.

© Camer Post – Frank William BATCHOU

  • Des mots plaisants tirent le serpent hors de son trou

  • Ils prennent quoi comme mesure? chaque fois une nouvelle ;Boko haram et cette fois Ebola ? apres?