Cameroun – Virus d’Ebola : Aucun cas d’infection à Douala – 13/08/2014

Confirmation a été faite par le délégué régional de la Santé publique pour le Littoral. Au cours de cette conférence de presse ce 12 août 2014, quelques mesures préventives (déjà connues) ont été données par les intervenants.

Joseph Beti Assomo, gouverneur du Littoral au centre, avec Dr Martin Yamba, délégué régional de la santé, à sa gauche.
Joseph Beti Assomo, gouverneur du Littoral au centre, avec Dr Martin Yamba, délégué régional de la santé, à sa gauche.

Elle était très attendue. L’adresse du Dr Martin Yamba, délégué régional de la Santé publique pour le Littoral, à propos de la supposée découverte d’un cas d’Ebola dans la ville de Douala. En occurrence à l’Hôpital Laquintinie de Douala. Ce mardi 12 août 2014, elle a finalement eu lieu dans la salle de banquet de la région. Ce après le report d’hier. Face aux hommes de médias, Dr Martin Yamba s’est voulu rassurant. « Il n’y a ni cas de virus d’Ebola détecté dans la ville de Douala, ni dans la région du Littoral, encore moins dans le pays. La psychose qui a envahi les populations doit s’estomper », affirme-t-il. Néanmoins, la prudence est de mise. A cet effet, une commission de veille a été créée dans la région du Littoral par les pouvoirs publics depuis l’extension de cette maladie au Nigéria. Après la Guinée, le Libéria et la Sierra-Léone. Cette commission est pilotée par Joseph Béti Assomo, le gouverneur de la région du Littoral.

Dr Victor Kame, médecin urgentiste à l'Hôpital de Bonassama.
Dr Victor Kame, médecin urgentiste à l’Hôpital de Bonassama.

Bien que la rumeur soit dissipée, Dr Martin Yamba conseille aux populations du Littoral en particulier et du Cameroun en général d’« éviter de manger les viandes de brousse. Pour cela, une campagne de sensibilisation sur le braconnage doit être mise sur pied car, ce sont ces animaux sauvages qui demeurent le principal vecteur de la maladie. Par ailleurs, l’Hôpital Laquintinie reste le seul centre hospitalier de la région pouvant accueillir d’éventuels cas détectés ». Personne n’y souhaite d’ailleurs. Dans la même lancée, Dr Victor Kame, médecin urgentiste à l’Hôpital de district de Bonassama, arrondissement de Douala 4ème, a demande aux uns et aux autres de rester vigilants. Car, la maladie peut aussi se propager à la suite des migrations, des voyages et tourisme, du commerce, au niveau de la grande place portuaire et aéroportuaire. Et si un cas suspect est identifié autour de vous, il est important de le « notifier immédiatement à l’unité de surveillance (sis à l’Hôpital Laquintinie) : CERPLE, une équipe d’intervention rapide se constituera pour la collecte des échantillons qui seront investigués. Il faudra aussi remplir la fiche de notification, dresser la liste des contacts de la personne (supposée) malade. Le sujet vivant recevra des soins médicaux spécialisés et le sujet mort sera bénéficiera d’un enterrement sécurisé », souligne Dr Victor Kame.

Exposé du Dr Victor Kame, médecin urgentiste à l'Hôpital de district de Bonassama.
Exposé du Dr Victor Kame, médecin urgentiste à l’Hôpital de district de Bonassama.

Avant d’arriver à cette étape, comment reconnait-on, Docteur Victor Kame, un cas suspect autour de nous ? « C’est simple. Un malade est toute personne vivant avec une fièvre qui ne répond à aucun traitement habituel de fièvre dans la région et qui présente au moins l’un des signes suivants : une diarrhée sanglante, une hémorragie gingivale, une hémorragie cutanée (Purpura), une injection des conjonctives, la présence du sang dans les urines ou toute personne revenant depuis moins de 21 jours d’un pays frappé par l’épidémie d’Ebola et présentant de la fièvre ». Vigilance et prudence !

© Camer Post – Frank William BATCHOU

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2 Commentaires sur "Cameroun – Virus d’Ebola : Aucun cas d’infection à Douala – 13/08/2014"

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Fatly Fatou

pas si vite

Carole Brodbeck Oyono

mangeons du bita kola

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