Cameroun : Violée à 13 ans par son père, elle décède – 21/11/2014

Entrée de l'hôpital Laquintinie de Douala.
Entrée de l’hôpital Laquintinie de Douala.

Après avoir subi une opération de l’anus, elle a rendu l’âme à l’hôpital des Sœurs de Logpom.

La petite Darolle, 13 ans, est décédée mardi 18 novembre 2014 aux environs de 10 h à l’hôpital des Sœurs de Logpom à Douala. L’élève inscrite en classe de 4ème année industriel à Kumba dans le Sud-Ouest du Cameroun est morte des suites de déchirures à l’anus. D’après la sœur aînée de la défunte, Darolle avait été violée à plusieurs reprises par leur père, Albert Nosounwo, 60 ans, incarcérée aujourd’hui à la prison centrale de New-Bell à Douala. Elle indique sans préciser la date exacte, que sa sœur a subi une opération de l’anus déchirée jusqu’au vagin la semaine dernière (du 9 au 15 novembre 2015).

« L’opération s’est bien déroulée. Elle m’a dit qu’elle se sentait bien. Elle causait avec nous. Mais, hier (mardi 18 novembre, ndlr) elle a commencé à ressentir des douleurs au ventre. J’ai appelé les médecins car l’eau sortait de sa bouche. Quand elle rendait l’âme, elle disait toujours que c’est papa qui l’a violée », témoigne la sœur aînée, la voix enrouée.

D’après des informations recueillies par Le Jour, tout débute au mois d’août 2014 au quartier Sosola à Kumba. La petite Darolle commence à délirer. Elle parle seule et se comporte parfois comme une « folle ». Prise de panique, sa mère qui pense que sa fille est habitée par un demon, l’amène à Douala chez sa fille aînée. Elle veut rencontrer des pasteurs et prêtres pour délivrer sa fille. Ensemble avec sa fille aînée, elles rencontrent de nombreux hommes de Dieu, mais, la situation de Darolle ne change pas. Elle s’empire au contraire. Darolle est finalement conduite à l’hôpital des Sœurs de Logpom le 7 septembre 2014. On y découvre que la petite souffre d’anémie sévère.

« Le médecin a par la suite découvert que son anus était déchiré jusqu’au vagin. Elle devait subir une opération. C’était le seule chose à faire pour réparer cet organe», raconte un proche de la famille. Le Jour a par ailleurs appris qu’après cette découverte, la famille de la jeune fille s’est mise à l’interroger. A chaque fois, Darolle leur disait « toujours », à en croire le même proche, que c’est son père, Albert Nosounwo, 60 ans, qui l’avait violée. « Lorsque son père approchait, elle délirait de plus en plus. Elle s’agitait et criait.

Son père niait en disant qu’il n’avait pas commis cet acte», assure le proche. La famille finit par porter plainte contre le père. Albert Nosounwo est finalement arrêté en fin du mois d’octobre 2014. Il est incarcéré à la prison centrale de New-Bell. Le corps de la petite Darolle a été déposé à la morgue de l’hôpital Laquintinie de Douala.

Source : © Le Jour

Par Josiane Kouagheu

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