Cameroun – VIH/Sida : les moto-taximen, un groupe très exposé (enquête)

Les moto-taximen, un groupe très exposé au VIH/Sida | Ph. Illustration
Les moto-taximen, un groupe très exposé au VIH/Sida | Ph. Illustration

Les conducteurs de moto-taxis font aujourd’hui partie des groupes les plus exposés au VIH/Sida au Cameroun, selon les résultats d’une enquête que vient de publier l’ONG Moto Action.

Au terme de cette étude bio comportementale et transversale intitulée «connaissance-attitudes-pratiques», menée auprès de 1410 «Bend-skineurs» dans 4 grandes agglomérations, il est ainsi avéré un taux de prévalence de l’ordre de 2,6% dans la population exerçant cette activité, pour un taux global de 4,3% au plan national.

Les conducteurs de moto-taxis se hissent en tête de ce triste hit-parade où se retrouvent déjà les travailleuses du sexe, les chauffeurs routiers, les homosexuels ou encore les toxicomanes.

En terme de recherche de solutions contre la pandémie, le Cameroun a, en mi-novembre dernier, lancé une initiative visant à l’amélioration des traitements contre le VIH, à déterminer les avantages cliniques et économiques potentiels d’un schéma thérapeutique dans un milieu africain représentatif des conditions du monde réel en situation de ressources limitées.

En partenariat avec l’agence France recherche Nord&Sud Sida-HIV Hépatites (ANRS) et l’organisation UNITAID, il s’agira, durant 12 mois et avec un échantillon de 600 personnes, de rassembler des données scientifiques sur les avantages potentiels d’un traitement dénommé «ANRS 12313-NAMSAL».

S’agissant des efforts multilatéraux dans la lutte contre la pandémie, le Cameroun a récemment reçu une subvention de 57,08 milliards FCFA Fonds mondial, utilisable sur la période janvier 2016-décembre 2017 pour lutter contre le sida et la tuberculose.

Pour la première maladie citée, il s’agit de procéder à la mise sous traitement de 70% des femmes enceintes séropositives, de prévenir de nouvelles infections notamment chez les groupes vulnérables, mais également de renforcer le système national d’approvisionnement en médicaments essentiels.

Dans le même ordre d’idées, le président Paul Biya a prescrit depuis 2007 la gratuité des antirétroviraux (ARV), des subventions sur les bilans biologiques et dépistage de la tuberculose, dont la prise en charge du traitement est par ailleurs désormais gratuite.

© CAMERPOST avec © APA