Cameroun : Viettel change de dénomination et devient Nexttel – 08/08/2014

Le 7 août dernier, comme c’est le cas depuis plus d’un an, les quotidiens et certains hebdomadaires paraissant au Cameroun ont encore publié, à la 4ème de couverture, un message annonçant que Viettel Cameroun, le 3èmeopérateur de la téléphonie mobile du pays, sera «bientôt opérationnel». Seul le quotidien Le Jour a publié le même message au même emplacement, mais avec une nouvelle dénomination : «Nexttel».

Photo d'archives.
Photo d’archives.

Telle est, en effet, a-t-on appris de très bonnes sources, la toute nouvelle dénomination du 3ème opérateur de la téléphonie mobile au Cameroun, qui, pour des raisons qui n’ont pas été élucidées, a décidé de changer de dénomination, abandonnant ainsi son appellation originelle : Viettel Cameroun. Selon nos sources, l’information sur ce changement de dénomination a d’ailleurs été notifiée depuis plusieurs semaines à l’Agence de régulation des télécommunications (ART).

Cependant, apprend-on, les responsables de l’entreprise désormais appelée Nexttel redoutent un refus du régulateur camerounais des télécoms d’entériner cette nouvelle dénomination, de peur de créer la confusion, puisque, apprend-on, en Argentine, il existe déjà un opérateur télécoms dénommé Nexttel. Lequel opérateur, jusqu’ici, ne détient aucune participation dans l’entreprise toujours plus connue sous la dénomination de Viettel Cameroun.

Pour rappel, Viettel Cameroun, filiale de l’opérateur des télécoms vietnamien, qui a pour partenaire camerounais le milliardaire Baba Danpoulo, est détenteur de la 3ème licence de téléphonie mobile au Cameroun depuis 2012, avec en prime, une exclusivité sur l’exploitation de la technologie 3G sur une période de 2 ans. Mais depuis lors, pour des raisons de retard dans la construction de son réseau, a-t-on appris officiellement, l’entreprise a renvoyé à deux reprises le lancement effectif de ses activités, désormais prévu pour le 18 septembre 2014.

Dans l’intervalle, la chronique interne à cette entreprise en phase d’installation est surtout alimentée par des querelles d’actionnaires (officiellement réglées de nos jours) ; des accusations d’importation massive de la main d’œuvre du Vietnam, au détriment des 6300 emplois locaux promis au gouvernement camerounais lors de la signature du contrat de concession ; un climat social délétère entre employés vietnamiens et camerounais au sein de l’entreprise…

Source : Investir Au Cameroun