Cameroun : vers une redynamisation de la Douala stock exchange – 13/03/2015

Alamine Ousmane Mey, ministre camerounais des Finances.
Alamine Ousmane Mey, ministre camerounais des Finances.

Les autorités camerounaises mènent une réflexion devant aboutir à une redynamisation de la bourse nationale des valeurs mobilières, la Douala stock exchange (DSX).

Le projet piloté par le ministère de Finances devrait permettre une plus grande cotation des entreprises au Marché financier national, dont le décompte au terme de quinze années de fonctionnement n’est pas reluisant, avec seulement trois entreprises pour le compartiment action, et cinq institutions pour le compartiment obligataire.

Dans cette perspective, le gouvernement envisage « une politique de relance du marché financier », a déclaré le ministre des Finances Alamine Ousmane Mey, avec entre autres, la mise en place des mesures incitatives fortes tant pour les émetteurs, les investisseurs que pour les intermédiaires du marché.

Ces mesures sur l’impôt sur le revenu, des personnes physiques, l’impôt sur les sociétés et les droits d’enregistrement. Ainsi, l’impôt sur le revenu des capitaux mobiliers ( IRCM) au taux de 10 pour cent pour les dividendes perçues par les actionnaires et les sociétés cotées à la DSX, l’exonération pour les plus-values nettes réalisées par des personnes physiques ou morales sur le marché des valeurs mobilières du Cameroun sur la cession des titres.

Autres mesures incitatives, l’application des dispositions du code général des impôts (CGI) qui concède la réduction de l’impôt sur les sociétés allant jusqu’à 20 pour cent pour les sociétés cotées en bourse, l’élargissement de la base des Prestataires de services d’investissement (PSI) non bancaires de manière à développer les actions de compétitive financière, la modernisation du cadre réglementaire et des infrastructures du marché, la promotion de la transparence et le renfoncement de la communication financière, le développement d’une culture financière et boursière des investisseurs et des émetteurs.

Egalement au programme, l’amélioration des conditions d’accès au marché, le renforcement de la profondeur et de liquidité du marché financier, le développement véritable du marché de la dette publique qui est un catalyseur et une locomotive des émissions de la dette privée.

La capitalisation boursière du compartiment action s’élève à 164 milliards de francs CFA, tandis que la capitalisation boursière, coté obligataire est de 337 milliards de francs CFA, pour un total global de 501 milliards de francs CFA.

© CamerPost avec © APA

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