Cameroun : Vers la modernisation de son plateau technique de l’ Hôpital Laquintinie de Douala

Pr. Louis Richard Njock, directeur général de l’ hôpital Laquintinie de Douala | DR
Pr. Louis Richard Njock, directeur général de l’ hôpital Laquintinie de Douala | DR

En marge du lancement de sa semaine, son directeur a dressé son bilan depuis son installation et annoncé la pratique de la télémédecine et la transplantation des organes.

Trois ans. C’est le temps que s’est donné le Dr Njock, directeur de l’hôpital Laquintinie de Douala pour réaliser les grandes innovations de cet établissement hospitalier de 2ème catégorie. Ainsi, d’ici à 2019, cet hôpital va se doter d’un plateau technique de qualité qui pourra lui permettre de pratiquer la télémédecine, la fécondation in vitro, de pratiquer les techniques de transplantation des organes et de réaliser la mise en fonction de l’hémodialyse et d’exceller dans les urgences-réanimations.

«Ces perspectives sont inscrites dans le projet de développement triennal de l’hôpital Laquintinie. Et certains de ces travaux ont déjà une certaine avancée. Pour ce qui est de la télémédecine, l’hôpital dispose déjà d’un réseau Internet de fibre optique et un pilonne a également été installé à l’hôpital par Mtn. Dans la même lancée, une convention a été signée avec l’hôpital Apollo de New Delhi pour la fécondation in vitro. Nous allons continuer à travailler pour que tout soit prêt à temps», note le Dr Louis Richard Njock, au cours de la rencontre qu’il a eu avec la presse mardi, 29 novembre 2016, le directeur de l’hôpital Laquintinie a également dressé son bilan à la tête de cet hôpital.

Code

«Avant, on se plaignait de l’indiscipline du personnel, du détournement et du rançonnement des malades, de la vente illicite des médicaments et même de l’insalubrité de cet hôpital», énumère entre autres Louis Richard Njock. Ainsi, après près de sept mois passé à la tête de Laquintinie, les changements sont palpables.

Les corbillards ont disparu de l’entrée de cet hôpital, tout comme les raquetteurs qui détournaient les malades; la vidéosurveillance est effective à des postes stratégiques; le code longtemps décrié a été remplacé par un système de tarification à l’unité; la lutte contre les mauvaises pratiques et deux numéros verts sont à la disposition des usagers de l’hôpital pour dénoncer des abus ou des mauvaises pratiques.

L’hôpital a également lancé le 19 octobre dernier, avec le soutien de la Conac, une opération qui vise à réduire la vente illicite des médicaments en 100 jours et sécuriser les recettes. Toujours afin de créer une certaine complicité avec les patients et usagers de l’hôpital Laquintinie, l’hôpital a lancé «La semaine de l’hôpital Laquintinie».

Ainsi, pendant toute la semaine, les habitants de Douala vont bénéficier des campagnes de dépistage gratuit du cancer du col de l’utérus. Il y aura également des journées scientifiques; une marche sportive et la formation des conducteurs de moto taxi aux premiers secours en cas d’accident, ce dans la mesure où une grande quantité des patients ou des accidentés qui arrivent à l’hôpital sont des victimes des accidents de moto.

Il est question pour la direction de cet hôpital qui reçoit en moyenne 150 000 patients par an de rehausser l’image de cet établissement écornée par les mauvaises pratiques du personnel médical.

Source : © Mutations

Par Blaise Djouokep