Cameroun – UPC : 67ème anniversaire du plus vieux parti politique – 13/04/2015

Les dirigeants historiques de l'Union des Populations du Cameroun. De gauche à droite, au premier rang: Osende Afana, Abel Kingué, Ruben Um Nyobe, Félix Moumié, Ernest Ouandié. Ruben Um Nyobé est tué dans un coup de filet de l'armée française en 1958. Félix Moumié est assassiné par les services secrets français à Genève en 1961. Le corps décapité d'Osende Afana est retrouvé en 1966 après des combats avec les forces franco-camerounaises. Ernest Ouandié est fusillé en 1971 après une parodie de procès. Seul Abel Kingué meurt de maladie en 1964, à l'âge de 40 ans. Il avait miraculeusement échappé à deux attentats orchestrés par l'occupant français en 1953 et 1955, dont le premier l'avait grièvement blessé.
Les dirigeants historiques de l’Union des Populations du Cameroun. De gauche à droite, au premier rang: Osende Afana, Abel Kingué, Ruben Um Nyobe, Félix Moumié, Ernest Ouandié. Ruben Um Nyobé est tué dans un coup de filet de l’armée française en 1958. Félix Moumié est assassiné par les services secrets français à Genève en 1961. Le corps décapité d’Osende Afana est retrouvé en 1966 après des combats avec les forces franco-camerounaises. Ernest Ouandié est fusillé en 1971 après une parodie de procès. Seul Abel Kingué meurt de maladie en 1964, à l’âge de 40 ans. Il avait miraculeusement échappé à deux attentats orchestrés par l’occupant français en 1953 et 1955, dont le premier l’avait grièvement blessé.

L’Union des populations du Cameroun (UPC), la plus vieille formation politique du pays qui a notamment lutté contre le colonialisme français jusqu’à l’indépendance du Cameroun le 1er janvier 1960, a commémoré vendredi le soixante-septième anniversaire de sa création placé sous le signe de la ‘’réconciliation nationale’’.

Pour ce faire, le parti a prévu un espace de ‘’dialogue et de concertation” à Bafoussam, dans la région du pays, dans un contexte sociopolitique ‘’où toutes les forces vives de la nation doivent se mobiliser pour lutter et éradiquer la secte terroriste nigériane Boko Haram”.

Cette occasion apparaît comme un nouveau départ ‘’où tous les enfants du Cameroun, de quelque bord politique, doivent se mettre ensemble pour le développement et l’émergence de notre pays”, ont indiqué les dirigeants de ce parti.

Empêtré dans les querelles de leadership depuis le retour du Cameroun au multipartisme au début des années 1990, le parti nationaliste essaie depuis quelque temps d’opérer sa mue, d’où les résultats honorables lors des législatives et municipales du 30 septembre 2013, avec trois sièges de députés au parlement et une dizaine de mairies remportées.

Appelée ‘’l’âme immortelle du peuple camerounais”, l’UPC a combattu le pouvoir colonial français, exigeant la réunification et l’indépendance du Cameroun, ce dont ne voulait pas l’administration française.

Cette situation contraindra ses dirigeants d’alors, en l’occurrence, l’ex emblématique secrétaire général de l’UPC Ruben Um Nyobé – tué par les forces coloniales le 13 septembre 1958 – à dénoncer ‘’les tentatives d’asservissement de la France”, puis, suivra une révolte populaire, réprimée dans le sang par le pouvoir colonial et ses suppôts qui tueront des milliers de camerounais, avec des localités totalement rasées au Napalm.

© CamerPost avec © APA

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